Abidjan, 03 juin 2026 (AIP)- Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly a déclaré, mercredi 3 juin 2026, qu’aucun ressortissant ivoirien n’avait, à ce stade, été signalé parmi les victimes des violences xénophobes récemment enregistrées en Afrique du Sud.
Répondant à une question relative à la situation des Ivoiriens vivant en Afrique du Sud, à l’issue du Conseil des ministres tenu à Abidjan, M. Coulibaly a indiqué que les informations précises sur la communauté ivoirienne dans ce pays relèvent de la compétence du ministère des Affaires étrangères.
« S’il y avait eu des Ivoiriens parmi les victimes, vous en auriez été informés. Nous sommes un gouvernement transparent », a-t-il ajouté.
Le ministre a rappelé que lors des précédentes crises impliquant des ressortissants ivoiriens à l’étranger, les autorités compétentes avaient toujours communiqué officiellement sur la situation et pris les mesures nécessaires en matière de protection consulaire. Le porte-parole du gouvernement a appelé à distinguer les actes commis par certains groupes de populations de la position officielle des autorités sud-africaines.
« Nous n’avons aucun problème avec le gouvernement sud-africain, qui prend toutes les mesures nécessaires pour tenter de résoudre ces actes de violence », a-t-il soutenu.
Selon lui, les relations entre la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud demeurent excellentes et les incidents observés ne sauraient être assimilés à une politique ou à une orientation officielle du gouvernement sud-africain.
Amadou Coulibaly a estimé que ces violences relèvent davantage de comportements isolés de certains groupes que d’un problème institutionnel ou diplomatique entre les deux Etats. Il a souligné que, comme dans tout Etat de droit, les autorités sud-africaines ont la responsabilité d’identifier les auteurs des violences et de les sanctionner conformément à la loi.
Depuis plusieurs semaines, des attaques contre les communautés étrangères se multiplient en Afrique du Sud, faisant craindre pour la sécurité de ces dernières. En avril et mai 2026, un mouvement citoyen, « March and March », militant pour une application plus stricte des lois sur l’immigration en Afrique du Sud, a organisé des manifestations contre les migrants sans papiers dans les grandes villes, notamment Pretoria, Johannesburg et Durban.
(AIP)
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