Abidjan, 6 juin 2026 (AIP) –Le ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique, Jean Louis Moulot, a appelé samedi 6 juin 2026, les journalistes ivoiriens à renforcer la cohésion au sein de leur organisation afin de restaurer l’image de la profession, à l’ouverture du 12e congrès ordinaire et électif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).
S’adressant aux congressistes réunis autour du thème « Rassemblés pour reconstruire l’UNJCI », Jean Louis Moulot, représentant le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a souligné que la crédibilité de l’organisation professionnelle passe par le renforcement de la cohésion interne, après la crise institutionnelle qui a récemment secoué l’union.
« Le ministre Amadou Coulibaly, par ma voix, vous lance un appel solennel : restaurez l’image de l’UNJCI », a-t-il déclaré, estimant que les journalistes, en tant qu’acteurs majeurs du débat public, doivent être des exemples de paix, de cohésion et de vivre-ensemble.
Le représentant du gouvernement a rappelé que l’UNJCI, fondée au début des années 1990, demeure la plus ancienne et l’une des plus emblématiques organisations de journalistes du pays. Selon lui, les divisions observées ces derniers mois ont suscité une vive préoccupation des autorités, au regard du rôle central de la presse dans la consolidation de la démocratie.
« Le journalisme est un métier d’élite, un métier de responsabilité. Lorsque la division s’installe en son sein, c’est toute la société qui perd l’un de ses repères », a-t-il indiqué, invitant les membres de l’organisation à privilégier la réconciliation et l’intérêt supérieur de la corporation.
Jean Louis Moulot a également appelé les congressistes à faire preuve de maturité lors du scrutin prévu le 7 juin, en soulignant que « les élections passeront, mais l’UNJCI demeurera ». Il a souhaité que le processus électoral se déroule dans un esprit de transparence, de fair-play et de respect mutuel.
Auparavant, le président du comité ad hoc et président du comité d’organisation du congrès, Amos Béhonao, a exprimé sa satisfaction quant au travail accompli pour parvenir à la tenue effective de cette rencontre, après plusieurs semaines de tensions au sein de l’organisation.
« Je voudrais prendre la parole avec le sentiment du devoir accompli », a-t-il affirmé, saluant la forte mobilisation des journalistes venus prendre part aux travaux.

Il a révélé que le comité ad hoc a travaillé durant 46 jours dans des conditions parfois difficiles afin de créer les conditions d’un congrès inclusif et crédible. « Notre rôle n’était pas de faire le procès du passé, mais de créer les conditions d’une sortie digne, inclusive et crédible de la crise. C’est ce que nous avons fait », a-t-il expliqué.
Amos Béhonao a également salué l’attitude des candidats en lice à la présidence de l’UNJCI, Marie-Laure N’Goran et Stéphane Bahi, qui ont accepté de signer le règlement électoral et le code de bonne conduite, contribuant ainsi à l’apaisement du climat au sein de la corporation.
Selon lui, ce 12e congrès revêt une double dimension : l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante et l’adoption de réformes institutionnelles destinées à moderniser les textes de l’organisation et à renforcer sa gouvernance.
« Quelle que soit l’issue du vote, l’UNJCI devra repartir unie. Le résultat du scrutin ne doit pas être le début d’une nouvelle fracture, mais le point de départ d’une reconstruction collective », a-t-il insisté.
Les travaux du 12e congrès ordinaire et électif de l’UNJCI se poursuivent jusqu’au 7 juin avec, notamment, l’élection du nouveau président de l’organisation et l’examen de propositions de réformes visant à consolider son fonctionnement.
(AIP)
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