Abidjan, 22 juin 2026 (AIP) – La représentante résidente de la Société financière internationale (IFC) en Côte d’Ivoire, Josiane Kwenda, a exhorté, lundi 22 juin 2026, les jeunes Africains à s’impliquer pleinement dans la transformation économique du continent, lors de l’ouverture du Forum régional des jeunes AFW 2026 organisé par le Groupe de la Banque mondiale à Abidjan.
L’événement, tenu en format hybride, a réuni simultanément des participants de sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre — la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Ghana, la Guinée, le Niger, le Nigeria et le Sénégal — ainsi que des intervenants connectés depuis Washington.
S’adressant aux participants, Mme Kwenda a mis en lumière le poids démographique de la jeunesse africaine et son importance stratégique pour l’avenir du continent. Selon elle, l’Afrique de l’Ouest et du Centre compte près de 196 millions de jeunes âgés de 10 à 24 ans et, d’ici à 2050, un jeune sur cinq dans le monde sera issu de cette région.
« Le potentiel que représente cette jeunesse est immense. Nous le considérons non pas comme un défi, mais comme une opportunité exceptionnelle pour le développement économique et social de l’Afrique », a-t-elle déclaré.
La responsable de l’IFC a souligné l’intérêt croissant que suscite le continent auprès des investisseurs, entrepreneurs et institutions financières internationales. Elle a indiqué que le Groupe de la Banque mondiale poursuit ses investissements dans les petites et moyennes entreprises (PME), les startups et les infrastructures structurantes afin de stimuler la création d’emplois.
Évoquant les préoccupations des jeunes en matière d’emploi, Mme Kwenda a relevé que les mutations liées à l’intelligence artificielle, aux plateformes numériques et à la transition énergétique ouvrent de nouvelles perspectives professionnelles. « Vous devez être les acteurs de votre avenir et non de simples spectateurs », a-t-elle insisté.
Elle a également mis en avant l’importance de l’accès à l’énergie comme facteur essentiel de développement économique. À ce titre, elle a présenté l’initiative « Mission 300 » (M300), portée conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui vise à fournir l’accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici à 2030.
En Côte d’Ivoire, a-t-elle expliqué, cette initiative représente à la fois un projet d’infrastructure majeur et une opportunité de création d’emplois pour les jeunes, les PME et les entrepreneurs.
Abordant la question du capital humain, Mme Kwenda a indiqué qu’un enfant né aujourd’hui en Afrique ne réalisera en moyenne que 38 % de son potentiel productif en raison des insuffisances observées dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la préparation à l’emploi.
Pour inverser cette tendance, elle a plaidé pour des investissements accrus dans la formation, le développement des compétences, la santé et l’entrepreneuriat des jeunes. « Investir dans la jeunesse est l’investissement le plus rentable que notre région puisse réaliser », a-t-elle affirmé, appelant à une mobilisation conjointe des gouvernements, du secteur privé et des partenaires au développement.
Par ailleurs, le spécialiste principal des ressources humaines du Groupe de la Banque mondiale et manager du Young Professionals Program (YPP), Cédric Junior Bengué, ainsi que Nadine Dallys, Human Resources Business Partner, ont présenté les différentes opportunités de stages, de recrutement et de développement de carrière offertes au sein de l’institution.
Les intervenants ont rappelé que le Groupe de la Banque mondiale recrute dans une grande diversité de domaines, allant des ressources humaines, du droit et de la communication à la finance, l’économie, l’agriculture, l’informatique ou encore le marketing.
Ils ont notamment mis en avant plusieurs dispositifs destinés aux jeunes talents, dont le WBG Pioneer Program, le Young Professionals Program (YPP) et l’Africa Fellowship Program.
Accessible aux étudiants de la dernière année de licence jusqu’au doctorat, le WBG Pioneer Program propose des stages rémunérés dans différents bureaux du Groupe à travers le monde, sans exigence préalable d’expérience professionnelle. Les candidatures sont ouvertes deux fois par an.
Les responsables ont également présenté le Young Professionals Program, considéré comme l’un des programmes de recrutement les plus prestigieux du Groupe. Désormais ouvert sans limite d’âge, il s’adresse aux professionnels disposant de deux à six années d’expérience après l’obtention de leur diplôme.
Les participants sélectionnés bénéficient d’un contrat initial de deux ans et effectuent plusieurs rotations professionnelles dans différents départements et pays afin d’acquérir une vision globale du fonctionnement de l’institution.
Les échanges ont aussi permis de présenter l’Africa Fellowship Program, destiné aux doctorants et jeunes chercheurs africains, qui offrent une expérience professionnelle internationale de six mois et constitue souvent une passerelle vers d’autres opportunités au sein du Groupe de la Banque mondiale.
Enfin, les spécialistes des ressources humaines ont prodigué plusieurs conseils pratiques aux jeunes candidats. Ils ont insisté sur l’importance de disposer d’un CV clair et adapté au poste visé, d’une lettre de motivation personnalisée et d’une préparation rigoureuse aux entretiens.
Ils ont notamment recommandé l’utilisation de la méthode STAR (Situation, Tâche, Action, Résultat) pour structurer efficacement les réponses lors des entretiens de recrutement.
Concluant leur intervention, les responsables ont encouragé les jeunes à persévérer malgré les éventuels refus de candidature, estimant qu’un rejet résulte souvent d’une inadéquation entre un profil et les exigences spécifiques d’un poste plutôt que d’un manque de compétences.
(AIP)
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