Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire et le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) ont signé un accord de financement d’environ 130 milliards de francs CFA pour la construction du tronçon Tafiré–Ferkessédougou de l’autoroute du Nord, dans le cadre du corridor reliant Abidjan aux frontières du Burkina Faso et du Mali.
L’accord a été signé le 19 juin 2026 à Bakou, à Azerbaïdjan, entre le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et le président du Groupe de la BID, Muhammad Sulaiman Al Jasser. Ce financement additionnel porte à environ un milliard de dollars la contribution globale de l’institution au projet de corridor autoroutier.
D’une longueur estimée à 60 kilomètres, le tronçon Tafiré–Ferkessédougou vise à renforcer la connectivité routière entre la Côte d’Ivoire et ses pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Mali. Il devrait également améliorer la fluidité des échanges commerciaux dans la sous-région ouest-africaine.
Selon une publication du gouvernement ivoirien diffusée mardi 23 juin, cette infrastructure contribuera à consolider le positionnement du Port autonome d’Abidjan comme plateforme logistique régionale de référence, en facilitant l’acheminement des biens entre les zones de production et les marchés intérieurs et extérieurs.
Le projet s’inscrit dans les priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui met l’accent sur le renforcement des infrastructures de transport pour soutenir une croissance économique durable et compétitive.
Les autorités ivoiriennes estiment que la réalisation progressive de ce corridor autoroutier permettra de renforcer l’intégration économique de l’espace ouest-africain, d’améliorer la compétitivité du pays et de stimuler le développement des territoires traversés.
À cette occasion, le ministre Souleymane Diarrassouba a souligné l’importance stratégique des infrastructures de transport dans la structuration de l’économie nationale et régionale. « Les infrastructures de transport structurent durablement l’économie d’un pays. En reliant les bassins de production aux grands marchés régionaux et au Port autonome d’Abidjan, le corridor Tafiré-Ferkessédougou contribuera à renforcer la compétitivité de notre économie, l’intégration sous-régionale et les perspectives de développement des territoires impactés », a-t-il déclaré.
(AIP)
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