Abidjan, 24 juin 2026 (AIP) – La présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, Mme Kandia Camara, a plaidé, mercredi 24 juin 2026 à Tanger, au Royaume du Maroc, en faveur d’une gouvernance territoriale intégrée pour réduire les inégalités.
Elle s’exprimait à l’occasion d’un panel de haut niveau consacré au thème : « Inégalités territoriales dans un contexte mondial en mutation », organisé dans le cadre du 8ᵉ Congrès et Sommet mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Cette session s’inscrivait dans le cadre des réflexions internationales sur la réduction des disparités territoriales et sociales.
Elle visait notamment à analyser les facteurs à l’origine des inégalités, à évaluer les effets du changement climatique sur les territoires, à promouvoir le rôle des villes intermédiaires dans l’équilibre territorial et à identifier des solutions innovantes susceptibles de renforcer la résilience des communautés et de favoriser un développement inclusif à l’horizon post-2030.
Intervenant en sa double qualité de présidente du Sénat de Côte d’Ivoire et de maire de la commune d’Abobo, Mme Kandia Camara a souligné que les défis liés aux inégalités territoriales, à l’urbanisation rapide, au logement, à l’accès aux services publics et à l’inclusion sociale exigent la mise en œuvre d’une gouvernance territoriale intégrée, participative et partenariale.
Selon elle, cette gouvernance doit être intégrée afin d’agir simultanément sur les infrastructures, l’assainissement, la mobilité, la sécurité, l’emploi et les équipements sociaux ; participative, en associant les citoyens à l’identification des besoins et à la définition des priorités ; et partenariale, grâce à la mobilisation conjointe des États, des collectivités territoriales, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile.
Mme Kandia Camara a également insisté sur le fait que la réduction des inégalités territoriales passe nécessairement par une gouvernance de proximité, attentive aux attentes des citoyens et capable d’apporter des réponses adaptées aux réalités locales.
S’appuyant sur l’expérience de la commune d’Abobo, elle a indiqué que l’action municipale y est orientée vers l’amélioration du cadre de vie des populations, à travers le renforcement des infrastructures, le développement des services sociaux de base, la promotion de l’inclusion économique et sociale, ainsi qu’une gouvernance fondée sur un dialogue permanent avec les citoyens.
Cette approche a permis d’enregistrer des avancées significatives en matière de développement local et d’amélioration des conditions de vie des populations, avec pour ambition de faire d’Abobo une commune moderne, attractive et solidaire.
Cette intervention s’inscrit dans la continuité des actions menées par le Sénat ivoirien en faveur du développement territorial, notamment à travers les recommandations issues du Symposium international sur les collectivités territoriales tenu à Yamoussoukro en mars 2026.
(AIP)
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