Abidjan, 25 juin 2026 (AIP) – Des experts de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile ont plaidé, mercredi 24 juin 2026, en faveur d’une gouvernance inclusive du service public, lors d’un panel consacré au thème « Les défis de la gouvernance inclusive du service public », organisé au Palais de la Culture de Treichville dans le cadre des Journées nationales du service public (JNSP 2026).
Cette rencontre a permis d’explorer les leviers susceptibles de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens, à travers une meilleure participation des usagers à l’action publique.
Intervenant en sa qualité de conseillère technique du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Chantale Ehouman Angoua, a mis en exergue la nécessité de placer davantage les préoccupations des usagers au centre de l’action publique.
Pour Mme Ehouman Angoua, les agents publics doivent s’approprier les engagements nationaux et internationaux en matière de gouvernance afin de faire évoluer l’administration vers un modèle davantage orienté vers la création de valeur publique. Elle a également insisté sur la nécessité d’améliorer la diffusion de l’information auprès des citoyens et de promouvoir une communication plus accessible et adaptée aux réalités des populations.
Prenant la parole au nom du groupe Eranove, le directeur du contrôle interne du groupe, Abdoulaye Sanogo, a partagé plusieurs pratiques du secteur privé susceptibles d’inspirer l’administration publique.
M. Sanogo a également souligné l’importance de la transformation numérique, estimant que la digitalisation des procédures constitue aujourd’hui un levier incontournable pour réduire les délais de traitement, améliorer la fiabilité des informations et renforcer la sécurisation des données administratives.
Consultant international et représentant de la société civile, Dr Kouamé Christophe a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre les citoyens et l’administration publique.
L’expert a relevé que la Côte d’Ivoire dispose d’un cadre juridique et institutionnel favorable à la participation citoyenne, notamment à travers la loi sur l’accès à l’information ainsi que plusieurs mécanismes de gouvernance participative.
Le secrétaire permanent de l’Observatoire du service public (OSEP), Lucien Kouakou, a souligné que gouvernance inclusive passe également par une meilleure accessibilité de l’information, le renforcement de l’éducation civique.
Au terme des échanges, les panélistes ont convenu que la gouvernance inclusive ne peut être décrétée. Elle doit se construire à travers un dialogue permanent, une meilleure circulation de l’information, une participation citoyenne effective et une responsabilité partagée entre les institutions publiques et les citoyens.
Tous ont appelé à la construction d’un nouveau pacte de confiance fondé sur l’écoute, la transparence, la redevabilité et la co-construction, afin de bâtir une administration moderne, performante et véritablement au service des usagers.
(AIP)
bsp/fmo

