Soubré, 25 juin 2026 (AIP) – La direction régionale du Pétrole et de l’Énergie de San Pedro a recensé 19 sites de transvasement clandestin de gaz butane à Soubré et estimé qu’environ 90 % des taxis de la ville utilisent ce produit comme carburant de substitution, a indiqué jeudi 25 juin 2026 son directeur, Loukou Simplice.
Cette révélation a été faite lors de l’étape de Soubré de la campagne nationale de sensibilisation sur les dangers et la fraude liés à l’utilisation du gaz butane, initiée par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.
Selon M. Loukou, les missions de contrôle, de surveillance et de collecte d’informations menées par les services techniques locaux ont permis d’identifier 19 sites de transvasement clandestin dans la ville.
Il a également indiqué que les enquêtes de terrain ont mis en évidence une forte utilisation du gaz butane dans le transport urbain. « Près de 90 % des taxis circulant à Soubré roulent au gaz butane », a-t-il affirmé, précisant que cette pratique s’effectue généralement en dehors du cadre réglementaire.
Pour le directeur régional, ces activités exposent les populations à des risques d’incendie et d’explosion, compromettent les efforts de promotion du gaz butane à usage domestique et entraînent des pertes économiques pour l’État.
Intervenant à cette occasion, la directrice de la Promotion du gaz butane à la direction générale des Hydrocarbures, Mangoua née Bouagba Herva Noëlle, a présenté le cadre réglementaire encadrant l’utilisation du gaz butane en Côte d’Ivoire.
Elle a rappelé les risques liés aux manipulations non conformes du produit, évoquant notamment les cas de brûlures graves, les pertes en vies humaines, les incendies de véhicules et les dégâts matériels enregistrés lors d’accidents.
La responsable a également attiré l’attention sur les conséquences économiques du détournement du gaz butane subventionné par l’État et destiné en priorité à la consommation domestique.
Elle a par ailleurs présenté les actions engagées par les pouvoirs publics pour lutter contre le commerce illicite du gaz butane et le transvasement clandestin. Des numéros verts ont été mis à la disposition des populations afin de signaler les pratiques frauduleuses et les situations à risque.
Dénonçant l’utilisation du gaz butane comme carburant dans les taxis et dans les activités d’orpaillage clandestin, Mme Mangoua a estimé que ces usages détournés constituent une menace pour la sécurité des populations et pour les finances publiques.
La campagne nationale vise à renforcer la sensibilisation des acteurs du secteur et des populations sur les dangers liés au transvasement clandestin, à l’utilisation du gaz butane comme carburant et au non-respect des règles de sécurité en matière de stockage et de manipulation de ce produit.
(AIP)
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Les responsables du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, entourés des autorités administratives et politiques, ont appelé à mettre fin à l’utilisation illicite du gaz butane à Soubré.

