Abidjan, 25 juin 2026 –Les parties prenantes à la mise en œuvre du Projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Côte d’Ivoire) se sont réjouies jeudi 25 juin 2026, à Abidjan, des progrès significatifs en matière d’inclusion sociale en Côte d’Ivoire, au cours de l’atelier bilan où les acquis, les défis, les leçons apprises ainsi que les perspectives ont été passés en revue.
Représentant le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, l’inspecteur technique Appoh Adingra, a salué l’impact du projet sur la vie des populations ivoiriennes. « Le ministre, que je représente également, se dit satisfait de ce projet qui a pu arriver à son terme et qui continue véritablement à accompagner toute la population de Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Selon M. Ako, le projet WURI a contribué de manière significative au renforcement de la politique de protection sociale portée par le gouvernement ivoirien. Il a notamment permis d’accélérer l’accès des populations à la Couverture maladie universelle (CMU), devenue aujourd’hui un outil majeur d’inclusion sociale.
Il a rappelé que près de 25 millions d’Ivoiriens ont été enrôlés à la CMU, dont environ 13 millions disposent déjà de leurs cartes leur permettant de bénéficier de soins à moindre coût. « Aujourd’hui, tout le monde va à l’hôpital et voit comment cette politique prônée par le Président de la République fait effet au niveau des avantages liés à la santé et à bien d’autres choses pour chaque Ivoirien », a-t-il souligné.
Au-delà des chiffres, le représentant du ministre a insisté sur la nécessité pour les populations de s’approprier durablement les acquis du projet afin d’en assurer la pérennité. Selon lui, le succès de WURI repose désormais sur la capacité des citoyens et des institutions à maintenir cette dynamique d’inclusion sociale.
De son côté, le coordonnateur du projet WURI-Côte d’Ivoire, le préfet hors grade Diakalidia Konaté, a mis en lumière les avancées enregistrées depuis le repositionnement du projet sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Protection sociale en 2023. Il a notamment évoqué la collaboration stratégique nouée avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).
« Nous avons connu un progrès significatif du nombre d’enrôlés à la couverture maladie universelle », s’est-il réjoui. Cette progression a été rendue possible grâce à l’appui technique et logistique apporté à la CNAM, notamment par la fourniture d’équipements informatiques, de serveurs et de solutions logicielles destinées à renforcer la gestion des données.
Le coordonnateur a également souligné les efforts consentis en matière de sensibilisation communautaire. Plus de 500 comités locaux ont été mis en place à travers le pays, impliquant l’ensemble du corps préfectoral et couvrant les quelque 8 500 villages de Côte d’Ivoire.
Parmi les réalisations majeures du projet figure également la mise en place d’un cadre d’interopérabilité institutionnelle permettant de relier plusieurs administrations autour d’un numéro national unique. Cette innovation facilite notamment l’authentification biométrique des retraités et l’accès aux services sociaux.
« Le projet a aidé le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, à créer un État social beaucoup plus ancré dans les communautés. L’inclusion sociale est en avant », a affirmé Diakalidia Konaté.
Alors que le projet arrive à son terme, le coordonnateur se veut rassurant quant à la continuité des acquis. Selon lui, les plateformes technologiques développées, les bases de données constituées et les solutions numériques déployées seront reprises par d’autres programmes gouvernementaux de digitalisation et de modernisation de l’administration.
Après huit années d’exécution, WURI-Côte d’Ivoire laisse ainsi un héritage important en matière d’identification numérique, de protection sociale et d’accès aux services de base. Un bilan que les responsables présentent comme une contribution majeure à la construction d’un État social plus inclusif et davantage connecté aux besoins des populations.
Financé par la Banque mondiale, le projet s’inscrit dans le cadre de l’harmonisation des politiques régionales en matière d’identification et s’articule autour de trois composantes principales : le Renforcement du cadre juridique et institutionnel, Mise en place d’un système d’identification de base solide et inclusif et Promotion de l’accès aux services à travers un identifiant unique.
Il était au départ logé au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, avant de connaître une restructuration qui l’a d’abord mis sous la tutelle de la Primature en 2022, avant de l’arrimer en 2023 au ministère de l’Emploi et de la protection sociale.
(AIP)
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