Abidjan, 28 juin 2026 (AIP) – L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a renouvelé son appel à la libération du journaliste sportif français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis un an, estimant que sa place devrait être « sur les terrains de football et non en prison ».
Dans un communiqué publié dimanche 28 juin, RSF rappelle que le journaliste, collaborateur des magazines So Foot et Society, avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou alors qu’il réalisait un reportage sur le club de football de la JS Kabylie.
Après 13 mois passés sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire algérien, Christophe Gleizes a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison ferme. Cette peine a été confirmée en appel le 3 décembre 2025.
Selon RSF, le journaliste a retiré son pourvoi en cassation afin de permettre l’examen d’une éventuelle grâce présidentielle, désormais présentée comme la dernière voie susceptible d’aboutir à sa libération.

À l’occasion de la Coupe du monde de football 2026, RSF a coordonné plusieurs actions de soutien en faveur du journaliste. L’organisation souligne que la Fédération internationale de football (FIFA) lui a accordé une accréditation officielle pour couvrir la compétition, tandis qu’un siège portant son nom a été réservé dans l’espace de presse afin de symboliser son absence.
Lors d’une conférence de presse de l’équipe de France, une question rédigée par Christophe Gleizes depuis sa prison a été posée au sélectionneur Didier Deschamps, qui lui a adressé un message de soutien, exprimant le souhait de le voir retrouver rapidement sa liberté.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est également prononcé en faveur de sa libération, rappelant, selon RSF, que Christophe Gleizes est actuellement le seul journaliste emprisonné dans le monde en raison de son travail de journaliste sportif.
Depuis sa condamnation, une vaste campagne internationale de soutien a été menée par RSF, le groupe So Press, des organisations professionnelles, des personnalités publiques, des clubs de football et des collectivités territoriales françaises afin d’obtenir sa libération.
(AIP)
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