Abidjan,27 juin 2026 (AIP) – La présidente sortante de l’Union nationale des magistrats de Côte d’Ivoire (UNAMACI), Fatoumata Diakité, s’est félicitée samedi 27 juin 2026 du rayonnement national et international acquis par l’organisation au cours de son mandat, au terme de la présentation de son bilan, à l’occasion du10ᵉ Congrès ordinaire électif de l’UNAMACI.
Selon Mme Diakité, lorsque qu’elle accédait à la tête de l’UNAMACI, l’organisation traversait une période particulièrement délicate au sein de l’Union internationale des magistrats. « Grâce à l’engagement collectif de nos membres, nous avons non seulement évité son exclusion, mais nous avons progressivement transformé cette situation de fragilité en une remarquable aventure de leadership international », a-t-elle déclaré.
Elle a estimé ainsi que les avancées enregistrées ont permis de hisser la magistrature ivoirienne parmi les acteurs majeurs des réflexions mondiales sur l’indépendance de la justice. En outre, cette dynamique a conduit l’UNAMACI à accéder à la présidence du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats, avec le rang de vice-présidente de cette organisation mondiale, une première pour une femme magistrate de l’espace régional.
Elle a également rappelé que la Côte d’Ivoire a, par la suite, accédé à la présidence de l’Union internationale des magistrats ainsi qu’à celle de la Fondation Justice dans le Monde, une fonction qu’aucun pays d’Afrique subsaharienne n’avait occupée depuis la création de cette organisation en 1953.
Pour la présidente sortante, ces responsabilités ont permis à la magistrature ivoirienne de faire entendre sa voix sur tous les continents et de contribuer aux grandes réflexions internationales portant sur l’indépendance de la justice, la protection des magistrats et la gouvernance des institutions judiciaires.
Elle a entre autres cité, la participation de magistrats ivoiriens aux travaux internationaux sur les normes relatives à l’indépendance judiciaire, la présence d’une magistrate ivoirienne au tribunal administratif de l’Organisation internationale du travail (OIT) puis à la présidence du tribunal d’appel de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que les missions de médiation et d’accompagnement institutionnel conduites par l’UNAMACI au Niger et au Sénégal.
Cette reconnaissance internationale se poursuit avec la participation de l’organisation à un colloque destiné aux magistrats haïtiens en vue de l’élaboration d’un code d’éthique et de déontologie.
Ces distinctions, a-t-elle ajouté, dépassent les parcours individuels et constituent une reconnaissance du professionnalisme, de la compétence et de l’intégrité de l’ensemble des magistrats ivoiriens.« Aujourd’hui, l’UNAMACI est devenue une organisation incontournable au sein de la magistrature africaine et un interlocuteur respecté dans les grandes réflexions relatives à l’indépendance de la justice à travers le monde », a-t-elle soutenu.
Elle a invité enfin, la nouvelle équipe dirigeante à préserver l’unité de l’organisation, à poursuivre sa modernisation tout en restant fidèle aux valeurs de solidarité, d’indépendance et de dignité qui fondent l’action de l’UNAMACI.
Au terme du renouvellement des instances dirigeantes de l’union, la présidente de chambre à la Cour d’appel d’Abidjan, Eugenie Gnamien Doukrou, a été élue nouvelle présidente.
(AIP)
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