Abidjan, 10 juil 2026 (AIP) – L’avocat du collectif des souscripteurs de la Société automobile de crédit (SAUTOC), Maître François Serre, avocat au barreau de Paris, a appelé le vendredi 10 juillet 2026 à Abidjan, les autorités ivoiriennes à prendre « des décisions fortes » pour accélérer les investigations, retrouver les actifs de la société et permettre l’indemnisation des victimes, lors d’une conférence de presse organisée au Plateau.
Selon Me Serre, près de trois ans après le début de l’affaire, les procédures judiciaires avancent trop lentement alors que les conséquences sociales et économiques continuent de s’aggraver pour de nombreux souscripteurs.
« Nous souhaitons que toutes les mesures soient prises pour retrouver les actifs nécessaires à la réparation des préjudices. À défaut, nous demandons que l’État, dans le cadre de sa mission de protection des citoyens, apporte un appui concret aux souscripteurs », a-t-il déclaré.
L’avocat a rappelé que SAUTOC faisait partie des sociétés de transport par véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) ayant proposé des offres d’investissement avant de cesser les paiements. Il a estimé que les investigations devraient être renforcées afin d’identifier d’éventuels biens susceptibles d’être saisis pour indemniser les victimes.
Il a également plaidé pour une intensification des recherches visant le principal dirigeant de SAUTOC, Yacouba Koné, actuellement en fuite, estimant que son interpellation pourrait contribuer à l’évolution du dossier.
De son côté, le président du collectif actif des souscripteurs SAUTOC, Guéï Armel, a indiqué que de nombreuses victimes, dont certaines sont décédées ou gravement malades, restent sans information sur l’évolution de la procédure judiciaire.
Il a rappelé que les difficultés ont débuté fin 2022 avec l’arrêt des paiements de la société, avant la disparition de son promoteur. Il a également déploré la remise en liberté de certains collaborateurs de SAUTOC sans communication préalable aux souscripteurs.
Estimant le préjudice financier à plus de 10 milliards de Francs CFA, le collectif appelle les pouvoirs publics à accélérer les procédures, à retrouver le principal responsable de la société et à mettre en œuvre des mesures permettant une indemnisation des victimes, en Côte d’Ivoire comme au sein de la diaspora.
(AIP)
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