Abengourou, 10 juil 2026 (AIP)-Le bilan de la lutte contre le paludisme révèle que la région du Gontougo a atteint et dépassé ses objectifs de sensibilisation, tandis que celle de l’Indénié-Djuablin est appelée à surmonter les difficultés identifiées afin d’améliorer ses performances.
Le chef du projet de renforcement de la participation et du partenariat de la société civile pour la lutte contre le paludisme, Kouamé Tanoh Antoine, a présenté, jeudi 09 juillet 2026, à Abengourou, les résultats des activités menées dans ces deux régions, lors d’une réunion de restitution tenue à la préfecture d’Abengourou, sous la présidence du secrétaire général 1 de préfecture, David N’Cho.
La rencontre a réuni les représentants du corps préfectoral, des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, la représentante de la directrice de la Santé communautaire, Mme N’Da Edith, le directeur régional de la Santé, Dr Adjoro Doffou Joël, ainsi que des acteurs de la société civile.
Selon M. Kouamé, les actions de sensibilisation ont porté sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, l’assainissement du cadre de vie, les consultations prénatales et le recours précoce aux centres de santé en cas de fièvre.
Le projet a été déployé dans huit districts sanitaires, dont cinq dans la région du Gontougo et trois dans celle de l’Indénié-Djuablin, où les points focaux de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT-CI) ont été formés et accompagnés afin de renforcer l’implication des autorités traditionnelles dans la sensibilisation des communautés et de servir de relais communautaires.
Dans l’Indénié-Djuablin, 7 830 personnes ont été sensibilisées sur un objectif de 14 662, soit un taux de réalisation de 53 %. Au total, 811 séances ont été organisées sur les 1 836 prévues. Le département de Bettié s’est distingué avec un taux de réalisation de 92 %, contre 51 % pour Agnibilékrou et 42 % pour Abengourou.
Au niveau du Gontougo sur un objectif de 30 816 personnes à sensibiliser 33 468 ont été touchées soit une performance de 109%. On note que la région de Gontougo a dépassé les objectifs attendus et que la région de l’Indénié-Djuablin a encore des efforts à faire.
Le chef de projet a toutefois relevé plusieurs difficultés, notamment la faible implication des points focaux, les insuffisances dans le remplissage des outils de collecte des données et le fait que les personnes formées n’étaient pas toujours celles chargées de conduire les activités sur le terrain.
Pour renforcer l’efficacité des interventions, il a recommandé une implication plus directe des chefs traditionnels ou des leaders communautaires, la formation des véritables animateurs des activités, la mise à disposition de supports visuels et un meilleur suivi des actions de sensibilisation.
La représentante de la directrice de la Santé communautaire, N’Da Edith, a rappelé que « le paludisme demeure un problème de santé publique et un défi majeur en Côte d’Ivoire malgré les progrès enregistrés ». La lutte contre le paludisme n’est pas seulement une question de santé ; c’est un engagement collectif pour protéger des vies, renforcer nos communautés et bâtir un avenir où chaque enfant, chaque femme et chaque homme peut vivre à l’abri d’une maladie évitable.
Mis en œuvre par le Réseau des organisations de lutte contre le paludisme en Côte d’Ivoire (ROLPCI), avec l’appui du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), de la Direction de la coordination des programmes de santé, de PSI/Stop Djèkoidjo et des structures techniques du ministère de la Santé, le projet vise à mobiliser les communautés et à renforcer l’implication des rois et chefs traditionnels dans la lutte contre le paludisme.
Cette réunion de restitution avait pour objectif de dresser le bilan des activités menées, d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les difficultés rencontrées, de formuler des recommandations et de dégager des perspectives pour pérenniser les interventions communautaires.
(AIP)
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