Abidjan, 10 juil 2026 (AIP) – La France a enregistré 131 décès par noyade depuis le 19 juin 2026, dans un contexte de fortes chaleurs favorisant les baignades à risque, a annoncé vendredi 10 juillet la ministre des Sports, Marina Ferrari.
Ce nouveau bilan marque une hausse de 41 décès par rapport au précédent décompte publié la semaine dernière, qui faisait état de 90 noyades mortelles. Il demeure toutefois inférieur aux 409 décès par noyade recensés durant l’été 2025.
Face à l’intensification de la canicule, les autorités sanitaires signalent également une augmentation des passages aux services d’urgence, des consultations de SOS Médecins liées à la chaleur ainsi que des appels au Samu.
À l’issue d’une réunion interministérielle de crise, le directeur général de la Santé, Didier Lepelletier, a indiqué que « les indicateurs d’activité hospitalière et le volume d’appels au Samu sont en légère hausse », avec des premiers impacts observés localement.
Le gouvernement français a par ailleurs déclenché le plan Orsec « chaleurs extrêmes » dans les 24 départements placés en vigilance rouge. Ce dispositif vise à renforcer la réponse des services de sécurité civile et à mieux identifier les personnes vulnérables et isolées.
La vague de chaleur continue de s’étendre. Depuis vendredi midi, neuf départements de l’ouest de la France sont placés en vigilance rouge canicule, avant l’extension de cette alerte à 24 départements à compter de samedi.
Parallèlement, un incendie s’est déclaré vendredi dans le quartier de Saint-Marcel, dans le 11ᵉ arrondissement de Marseille, mobilisant d’importants moyens des marins-pompiers. Selon la Sécurité civile, plus de 25 000 hectares ont déjà été détruits par les flammes depuis le début de l’année, soit environ le double de la superficie brûlée à la même période en 2025. Plus de 8 000 départs de feu ont été enregistrés sur le territoire français depuis janvier.
(AIP)
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