Grand-Lahou, 15 juil 2026 (AIP) – La direction de la Zone sud de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) a appelé les populations riveraines du Parc national d’Azagny (PNA) à s’approprier davantage l’éducation environnementale afin de contribuer efficacement à la préservation de cette aire protégée située dans les départements de Grand-Lahou et de Jacqueville.
Lors de la deuxième session ordinaire trimestrielle du Comité de gestion du PNA, tenue mardi 14 juillet 2026, le directeur de la Zone sud de l’OIPR, le colonel-major Bakayoko Illihaz, a indiqué que la sensibilisation environnementale constitue un axe majeur des actions menées auprès des communautés riveraines.
« Nous mettons à la disposition des populations un enseignement afin qu’elles comprennent le bien-fondé du PNA pour leur bien-être », a expliqué le responsable de l’OIPR, soulignant que ces actions visent à faire percevoir aux populations l’importance écologique et socioéconomique de la conservation du parc.
Selon lui, l’éducation environnementale concerne aussi bien les adultes que les élèves, afin d’ancrer durablement des comportements favorables à la protection de la nature. « Nous éduquons les adultes d’abord dans la préservation de l’environnement et les élèves depuis le primaire pour instaurer en eux la compréhension de l’environnement et la nécessité de le préserver en adoptant des comportements écocitoyens indispensables pour leur avenir », a-t-il indiqué.
La préfète de Grand-Lahou, Kouakou Aya Béatrice épouse Kouadio, a, pour sa part, exhorté les populations riveraines à renforcer leur engagement aux côtés de l’OIPR pour assurer la protection du parc, qui contribue notamment à la lutte contre le changement climatique et à la régulation du régime pluviométrique dans la région.
« Nous vous demandons d’éviter le braconnage, la destruction des produits forestiers que nous devons protéger pour permettre de bonnes découvertes à tous ceux qui en brûlent l’envie, car le PNA valorise le tourisme, facteur de développement », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur la nécessité de maintenir une collaboration étroite entre les communautés et les services de l’OIPR afin de garantir la sécurité et la préservation durable du parc.
De son côté, le notable Qatta Gérard, représentant le chef du village de N’zida, a témoigné de l’attitude des populations face à la présence d’animaux sauvages dans leurs environs. Il a indiqué qu’un couple de chimpanzés accompagné d’un petit d’environ dix mois est régulièrement observé près du village.
« Les chimpanzés ont traversé le fleuve Bandama et sont dans nos champs, détruisant nos cultures, mais nous avons interdit toute agression et tout braconnage en vue de préserver cette espèce animale », a-t-il affirmé.
Créé pour protéger un écosystème riche en biodiversité, le Parc national d’Azagny couvre une superficie de 21 850 hectares, dont 90 % se trouvent dans le département de Grand-Lahou et 10 % dans celui de Jacqueville.
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