Abidjan, 15 juil 2026 (AIP) – La Directeur général des sports et de la vie fédérale (DGSVF), Adama Doumbia, a appelé mercredi 15 juillet 2026, à Abidjan, les acteurs du mouvement sportif au respect des dispositions réglementaires et statutaires pour prévenir les crises au sein des fédérations et autres structures sous tutelle.
Dans le cadre de son rendez-vous d’information et d’échanges avec les journalistes dénommé « Les Rendez-vous de la DGVF avec la presse qui en était à son troisième numéro, M. Doumbia, a animé une conférence de presse, au siège de sa structure à Cocody, sur le thème, « La gouvernance des fédérations sportives : prévention et gestion des crises » pour faire le point de la situation dans les fédérations au plan national.
Selon le directeur général, la Côte d’Ivoire compte en ce moment 87 fédérations dont 68 agréées parmi lesquelles 10 connaissaient, jusqu’à une date récente, en leur sein, des crises. Il s’agit des fédérations de taekwondo, de natation et sauvetage, de judo, de badminton, de boxe, de pétanque, de canoé kayak et aviron, de cyclisme, de rugby et de lutte.
Aujourd’hui, a-t-il relevé, grâce à des médiations ou parfois par le moyen des élections, il ne reste plus que deux dont le processus de sortie de crise, bien qu’enclenché, n’est pas encore arrivé à son terme. C’est la fédération de judo et disciplines associées et celle de cyclisme qui organiseront les jours à venir leurs assemblées générales électives.
Adama Doumbia a invité les membres des fédérations à se conformer aux textes en vigueur, travailler ensemble sur le développement des disciplines pour lesquelles les fédérations ont reçu les agréments et attendre la date échéance des mandats pour reconduire le président sortant ou l’évincer par un vote sanction.
« La loi de 2014 sur le sport dit qu’il ne peut avoir qu’une seule fédération par discipline. Donc, l’idée de vouloir créer d’autres fédérations ne peut pas prospérer », a-t-il averti, déplorant que les crises en grande arrivent du fait de l’autonomie dont jouissent les fédérations.
Sur le tripatouillage des textes en vigueur par les dirigeants en exercice à leur profit, le directeur général a rappelé aux clubs affiliés qu’ils ont le pouvoir de « non » lors des assemblées car « il n’est pas interdit de modifier » d’une organisation et que les statuts en précisent les dispositions. « Ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est de vouloir le faire au mépris des textes », a-t-il prévenu.
Adama Doumbia a expliqué le rôle du ministère qui n’a pas de parti pris si ce n’est de s’aligner sur les procès-verbaux des assemblées générales et le cas échéant, sur les décisions de justice. Cependant, a-t-il précisé, l’absence du ministère à une assemblée générale, ne confère pas sa nullité si aucune disposition dans les statuts n’en fait cas, vu que le Comité national olympique de d’Ivoire (CNO), de part ses attributions, a déjà « permis d’endiguer des crises ».
Au nom du ministre des Sports, son conseiller technique, Adamah Diallo, a félicité le directeur général des sports et de la vie fédérale et son équipe pour le travail qu’ils abattent en vue du rayonnement du sport selon la vision du gouvernement, sur les instructions du ministre des Sports, Adjé Silas Metch.
(AIP)
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