Abidjan, 21 juil 2026 (AIP) – Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MINETE), à travers le Programme national changements climatiques (PNCC), en collaboration avec la Direction générale de la Décentralisation et du Développement local (DGDDL), a organisé les 20 et 21 juillet 2026 à Abidjan, un atelier de renforcement des capacités sur l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans la planification et la budgétisation des collectivités territoriales.
Cette session de formation, organisée dans le cadre du mécanisme LoCAL (Local Climate Adaptive Living Facility), financé par le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF), a réuni des représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales et des partenaires techniques.
Le coordonnateur du mécanisme LoCAL, Emmanuel Kouakou, a expliqué que cette initiative vise à rapprocher les politiques climatiques nationales des réalités locales en dotant les collectivités des outils nécessaires pour identifier, évaluer et justifier les investissements liés à l’adaptation dans leurs plans de développement et leurs budgets.
Représentant le coordonnateur du PNCC, la directrice de la Coopération décentralisée à la DGDDL, Aka Hortense, a souligné que l’objectif est de faire des collectivités territoriales des acteurs de premier plan dans la lutte contre les effets des changements climatiques.
« Cet objectif deviendra une réalité car il faut au préalable maîtriser des outils et des processus qui permettent d’intégrer systématiquement le climat dans la gestion locale. En effet, la prise en compte des enjeux climatiques dans la planification et la budgétisation n’est pas une option, mais une nécessité pour orienter durablement les ressources (…) vers des actions résilientes », a-t-elle déclaré.
L’atelier a alterné exposés, études de cas, travaux pratiques et échanges d’expériences afin de renforcer les compétences des participants en matière de programmation, de suivi-évaluation et de gestion des financements climatiques.
La Côte d’Ivoire a adhéré au mécanisme LoCAL à la COP24 de Katowice en 2018 afin de faciliter l’accès des collectivités aux financements destinés à des investissements résilients face aux changements climatiques. Basé sur des subventions de résilience climatique accordées selon la performance, ce mécanisme favorise l’intégration de l’adaptation dans les systèmes locaux de planification et de budgétisation.
La phase pilote, lancée en 2026 dans les communes de Bin-Houyé, Grand-Béréby, M’Bahiakro et Bouaké, bénéficie d’un financement de 300 000 dollars américains de l’UNCDF, dont 160 000 dollars consacrés aux subventions de résilience climatique.
À partir de 2027, la Côte d’Ivoire intégrera le programme régional LoCAL+, financé par le Fonds vert pour le climat (GCF) à travers la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Doté de 52,8 millions d’euros sur cinq ans, ce programme pourrait bénéficier à une vingtaine de communes ivoiriennes, avec des investissements portant notamment sur les infrastructures résilientes, l’agriculture climato-intelligente, la gestion des ressources naturelles, l’accès à l’eau et les systèmes d’alerte précoce.
Une mission est prévue dans les communes pilotes du 27 juillet au 6 août, avant la signature de l’accord de don entre le MINETE et la BOAD.
(AIP)
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