Abidjan, 23 juil 2026 (AIP) – La présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens de Côte d’Ivoire (CNOSFM-CI), Géromina Tiémélé, a lancé, jeudi 23 juillet 2026 à l’Institut national de la santé publique (INHP) de Treichville, un appel solennel à l’ensemble des sages-femmes et maïeuticiens exerçant en Côte d’Ivoire à s’inscrire massivement au tableau de l’Ordre, conformément aux dispositions de la loi, tout en présentant son programme de réformes axé sur la modernisation de l’institution.
S’exprimant à l’occasion du lancement officiel des activités 2026 du Conseil national, couplé à la mise en service de la plateforme numérique d’inscription au tableau de l’Ordre, Mme Tiémélé a rappelé que l’inscription constitue une obligation légale pour tout professionnel exerçant en Côte d’Ivoire.
« Faisons ensemble du tableau de l’Ordre le reflet fidèle de notre profession. Inscrivons-nous massivement. S’inscrire, c’est exercer sa profession dans la légalité. C’est protéger et valoriser notre profession et renforcer la crédibilité de notre corporation », a-t-elle exhorté.
Pour la présidente, la plateforme numérique officiellement mise en service vise à simplifier les procédures d’inscription, tout en garantissant un tableau national fiable, sécurisé et régulièrement actualisé. Elle a assuré qu’un dispositif d’accompagnement sera déployé dans les 113 districts sanitaires, avec des points focaux et une assistance téléphonique afin de faciliter l’appropriation de cet outil par les professionnels.
Insistant sur la nécessité d’une forte mobilisation de la corporation, Mme Tiémélé a estimé que le succès de cette réforme dépendra avant tout de l’adhésion des professionnels.
« Aucun Conseil national, aussi engagé soit-il, ne peut transformer durablement une institution sans l’adhésion de celles et ceux qu’il représente », a-t-elle soutenu, invitant les sages-femmes et maïeuticiens à faire de la campagne nationale d’inscription « une réussite collective ».
Au-delà de cette innovation numérique, Mme Géromina Tiémélé a dévoilé les grandes orientations de son mandat, affirmant sa volonté de bâtir « une institution forte, crédible, moderne, proche de ses membres et pleinement engagée au service de l’excellence professionnelle ».
Son action reposera, a-t-elle indiqué, sur quatre principes : la transparence, la proximité, la modernisation et la bonne gouvernance.
La présidente du CNOSFM-CI a également annoncé un vaste programme de réformes destiné à renforcer durablement la gouvernance de l’Ordre, améliorer les services offerts aux membres, promouvoir le développement continu des compétences, mieux protéger l’exercice professionnel et développer des mécanismes de solidarité au profit des sages-femmes et maïeuticiens.
« Notre vision est de bâtir un Ordre qui accompagne davantage ses membres, qui soit plus proche de leur réalité quotidienne et qui réponde avec efficacité aux défis de l’exercice professionnel », a-t-elle déclaré.
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, l’inspecteur général de la Santé, Dr Bernard Kpaho, a salué une initiative qui, selon lui, s’inscrit dans la politique gouvernementale de transformation numérique et de modernisation de la gouvernance des professions de santé.
Il a invité à son tour les sages-femmes et maïeuticiens à accomplir leur devoir d’inscription au tableau de l’Ordre, soulignant que cette démarche contribue à renforcer l’éthique professionnelle, la qualité des soins et la confiance des populations.
Le représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, a, pour sa part, qualifié la nouvelle plateforme de « levier de gouvernance, de transparence et de qualité », réaffirmant l’engagement des partenaires techniques et financiers à accompagner le renforcement institutionnel de l’Ordre et le développement de la profession.
(AIP)
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