Divo, 27 juil 2026 (AIP) – Trente représentantes d’organisations de la société civile (OSC) féminines de Divo ont été formées aux mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption, à l’occasion du lancement opérationnel du projet « Femmes engagées contre la corruption (FEMEC) », une initiative visant à renforcer leur participation à la gouvernance locale et à promouvoir une gestion publique plus transparente.
Mis en œuvre par le Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (RIDDEF), avec l’appui financier de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ce projet, déployé sur une période de neuf mois dans la commune de Divo, entend faire des femmes des acteurs clés du contrôle citoyen et de la promotion de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
L’atelier de formation initiale a réuni, les 22 et 23 juillet 2026, 30 participantes issues de 15 organisations féminines de la commune. Il constitue la première étape d’un programme visant à renforcer les capacités des femmes en matière de gouvernance locale et de lutte contre la corruption.
Selon la coordonnatrice du projet au RIDDEF, Christiane Kolco-By, le projet vise à renforcer la participation des femmes aux actions de prévention de la corruption tout en favorisant une gouvernance locale plus inclusive dans la région du Loh-Djiboua. À cet effet, trois axes stratégiques ont été définis, à savoir le développement des compétences des femmes en matière de mécanismes de lutte contre la corruption, la vulgarisation de ces mécanismes auprès des communautés et le plaidoyer en faveur d’un changement durable des comportements.
Au cours de cette session, les participantes ont été formées sur les différentes formes de corruption, leurs conséquences, notamment sur les femmes, le cadre juridique ivoirien en matière de lutte contre ce phénomène, les mécanismes d’accès à l’information publique ainsi que les outils de contrôle citoyen sensibles au genre. L’objectif est de leur permettre d’exercer pleinement leur rôle de veille citoyenne et de suivi de l’action publique.
Au-delà des sessions de formation, le projet prévoit des activités de coaching mensuel, des campagnes de sensibilisation communautaire, des actions médiatiques, des dialogues avec les autorités administratives, politiques et coutumières, ainsi que des exercices d’audit social et de plaidoyer. Les jeunes seront également associés à cette dynamique de promotion de la transparence et de la redevabilité.
Les initiateurs du projet estiment que ces différentes actions permettront aux bénéficiaires de disposer d’outils pratiques pour sensibiliser leurs communautés, dialoguer avec les collectivités territoriales et contribuer activement aux mécanismes locaux de prévention et de lutte contre la corruption.
Considérée comme un obstacle majeur au développement économique et social, la corruption continue d’affecter plusieurs secteurs d’activité en Côte d’Ivoire, en dépit des efforts déployés par les institutions de contrôle pour la combattre.
(AIP)
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