Bouaflé, 26 août 2026 (AIP)-L’assistant à la mobilisation sociale chargé du volet communautaire au Programme national de lutte contre le sida (PNLS), Azihat Léonce, a appelé au renforcement des actions de prévention, de dépistage, de sensibilisation et de prise en charge du VIH à Bouaflé, où le taux de prévalence s’établit à 1,52 %, soit un niveau proche de la moyenne nationale, estimée à 1,56 %.
Il a lancé cet appel lundi 24 août 2026 lors d’une réunion de sensibilisation consacrée au port systématique et correct du préservatif, organisée par le PNLS à la préfecture de Bouaflé.
Selon M. Azihat, le choix de cette localité s’explique par la nécessité d’agir dans les zones où la prévalence du VIH demeure proche du niveau national, afin d’éviter une dégradation de la situation. « Bouaflé ne dépasse pas le taux national, mais elle en est très proche. Si nous ne renforçons pas les actions de prévention et de prise en charge, nous risquons de voir cette situation se dégrader », a-t-il relevé.
A Bouaflé, 5 689 personnes vivent avec le VIH, soit 1 901 hommes et 3 789 femmes, tandis que 219 enfants âgés de zéro à 14 ans sont également concernés. Le taux de prévalence s’établit à 0,85 % chez les hommes, contre 2,26 % chez les femmes, confirmant une vulnérabilité plus importante de la population féminine.
La situation de Bouaflé s’inscrit dans celle, plus large, de la région de la Marahoué, qui compte 11 057 personnes vivant avec le VIH, dont 3 669 hommes, 7 388 femmes et 383 enfants de zéro à 14 ans.
Le PNLS relève également la persistance de nouvelles infections dans la région. En 2024, quelque 217 nouvelles infections ont été enregistrées dans la Marahoué, dont 111 à Bouaflé.
La situation de Sinfra, où le taux de prévalence atteint 1,71 %, constitue par ailleurs un point d’attention, cette localité étant géographiquement proche de Bouaflé et susceptible d’influencer la dynamique de l’épidémie à travers les mouvements de populations.
La sensibilisation menée à Bouaflé a également porté sur les modes de transmission du VIH, les moyens de prévention ainsi que sur la nécessité de lutter contre les préjugés et la stigmatisation à l’égard des personnes vivant avec le virus.
En effet, Azihat Léonce a rappelé que le VIH se transmet principalement par voie sexuelle, par voie sanguine et de la mère à l’enfant. En revanche, le virus ne se transmet pas par les contacts ordinaires de la vie quotidienne, tels que serrer la main, toucher ou embrasser une personne vivant avec le VIH.
Ces précisions visent notamment à déconstruire les idées reçues et à favoriser une meilleure compréhension du VIH, afin de promouvoir des comportements préventifs et une attitude plus respectueuse envers les personnes concernées.
M. Azihat a souligné que chez les personnes sexuellement actives, l’utilisation systématique et correcte du préservatif constitue l’un des moyens essentiels de prévention du VIH. Chez les jeunes, l’abstinence peut également être envisagée comme une option de prévention, a-t-il expliqué.
Au sein des couples, il a recommandé la fidélité mutuelle, présentée comme une démarche responsable permettant de réduire les risques d’exposition au VIH, tant pour les partenaires que pour leur famille.
(AIP)
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