Abidjan, 26 août 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire ambitionne de multiplier par neuf sa production de tilapia d’élevage à l’horizon 2031 afin de mieux répondre à la demande nationale en poisson, a indiqué mercredi 26 août 2026 à Abidjan Cocody, Dr Niamien Kadjo Henri Joël, du Programme stratégique de transformation de l’aquaculture en Côte d’Ivoire (PSTACI).
Il s’exprimait lors d’un atelier de partage et de validation des résultats de l’évaluation de la chaîne de valeur du tilapia, organisé au Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (CAMPC) de l’Université Félix Houphouët-Boigny.
Cette ambition s’inscrit dans le cadre du projet FISH4ACP, mis en œuvre en Côte d’Ivoire avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), grâce au financement de l’Union européenne et du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ).
Selon Dr Niamien, le tilapia a été retenu comme chaîne de valeur prioritaire en Côte d’Ivoire dans le cadre de ce projet, dont l’objectif est de stimuler durablement la production nationale et de contribuer à la satisfaction de la demande en poisson.
« Il s’agit de structurer une chaîne de valeur locale et durable, capable de générer des emplois, de respecter les bonnes pratiques environnementales et de renforcer la résilience du secteur aquacole », a-t-il expliqué.
Plusieurs leviers ont été identifiés pour atteindre cet objectif, notamment la création de nouvelles fermes piscicoles, l’amélioration des modèles d’affaires existants, l’accès à des aliments de qualité et en quantité suffisante ainsi que la disponibilité de données fiables pour un meilleur suivi du secteur.
La stratégie prévoit également une meilleure valorisation du poisson produit localement et le renforcement des mécanismes de certification afin d’accroître la compétitivité et la durabilité de la filière.
Les acteurs réunis à cet atelier ont examiné les résultats issus des entretiens menés auprès des principaux intervenants de la chaîne de valeur. Ces données, collectées ces derniers mois par le Laboratoire d’analyse de vulnérabilité socio-environnementale (LAVSE), doivent permettre de confronter les résultats de l’évaluation aux réalités vécues par les professionnels.
« Cinq ans après, nous avons été invités à aller sur le terrain et recueillir des données auprès des acteurs de la chaîne de valeur du tilapia d’élevage en Côte d’Ivoire », a expliqué le Pr Kouassi Konan, représentant le LAVSE.
Le conseiller technique au ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Kaba Ibrahim, a souhaité que les travaux permettent de capitaliser les acquis du projet et de formuler des recommandations utiles aux futures interventions en faveur de l’aquaculture.
La représentante du projet, Traoré épouse Djiré, a précisé que l’atelier constitue une étape de pré-évaluation destinée à dresser le bilan des actions menées et à recueillir les recommandations des différents acteurs.
Les conclusions des travaux serviront de base à l’évaluation générale du projet FISH4ACP, prévue vers la fin de l’année 2026.
(AIP)
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