Sassandra, 04 sept 2026 (AIP) – Le secrétaire général national de la Coordination des enseignants du primaire public de Côte d’Ivoire (CEPPCI), Bakary Kouakou, a plaidé pour l’octroi d’une prime d’incitation aux enseignants, estimant qu’une telle mesure contribuerait à leur motivation et, par conséquent, à l’amélioration de la qualité des apprentissages.
M. Kouakou s’exprimait jeudi 3 septembre 2026, lors d’un entretien accordé à l’AIP à Sassandra, dans le cadre de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le lundi 14 septembre.
Selon lui, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants constitue un préalable à la réussite de l’année scolaire. Il a notamment appelé le gouvernement à donner une suite favorable à la revendication portée par l’Intersyndicale du ministère de l’Éducation nationale (IS-MENA) relative à l’octroi d’une prime d’incitation.
« Le gouvernement doit songer à l’amélioration de nos conditions de vie par l’octroi de la prime d’incitation que nous réclamons depuis belle lurette. Je dirais que la qualité de l’enseignement dépend d’une motivation réelle des donneurs du savoir par les autorités étatiques de notre pays », a déclaré cet instituteur en service dans une école primaire relevant de la Direction régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENAET) de Gagnoa.
Le responsable syndical a également appelé au renforcement du dialogue social entre les autorités et les organisations syndicales afin de prévenir d’éventuelles tensions à l’entame de la nouvelle année scolaire.
« Il faut renforcer le dialogue social tout en situant les enseignants sur la question de la prime qui constitue la revendication phare. Une rentrée réussie dépend inéluctablement, en amont, de décisions fortes de la part du gouvernement », a-t-il conseillé.
Au-delà de la question de la prime, Bakary Kouakou a souhaité une mise à disposition plus précoce du matériel didactique destiné aux enseignants et aux élèves. Il estime que les retards enregistrés dans la distribution de ces outils peuvent affecter la qualité de la formation et le rendement des encadreurs.
Il a également préconisé l’équipement des salles de classe en tables-bancs et une meilleure répartition des enseignants sur l’ensemble du territoire national, afin de réduire les disparités entre les établissements.
« La mise à disposition du matériel didactique auprès des enseignants et des élèves avant la date fixée pour la rentrée scolaire, l’équipement des salles de classe en tables-bancs. À cela s’ajoute une bonne répartition des enseignants sur le territoire national », a-t-il proposé.
Évoquant les conditions sociales des enseignants, le syndicaliste a par ailleurs plaidé pour des mesures visant à réduire l’impact de la cherté de la vie sur leur pouvoir d’achat.
« Outre les conditions de travail, il faut souligner les conditions de vie délétères des enseignants. Que peut faire l’enseignant sous le poids de la cherté ? », s’est-il interrogé, appelant les pouvoirs publics à accorder une attention accrue aux préoccupations sociales du corps enseignant.
Dans la région du Gboklê, certains parents d’élèves expriment, de leur côté, des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations liées à une grève dans le secteur éducation-formation. Ils appellent les autorités et les responsables syndicaux à privilégier le dialogue et à parvenir à des accords permettant d’éviter des mouvements sociaux susceptibles d’affecter le déroulement des cours et les résultats scolaires, comme cela a pu être le cas lors d’années antérieures.
(AIP)
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