Kong, 18 oct 2026 (AIP) – Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, a lancé, samedi 17 octobre 2026, à Kong, un appel à la valorisation et à la préservation du patrimoine culinaire ivoirien, en présentant la gastronomie comme un instrument de rayonnement culturel, de développement économique et d’attractivité touristique, à la clôture de la quatrième édition du Festival national de la cuisine ivoirienne (FNCI).
Baptisé « L’Appel de Kong », cet engagement vise notamment à mobiliser la jeunesse autour des métiers de la cuisine, à promouvoir les mets authentiques menacés de disparition et à faire du numérique un outil de diffusion des savoir-faire culinaires nationaux.
« Venir à Kong, c’est venir en pèlerinage. On gagne le cœur par la table », a déclaré M. Fofana, estimant que cette initiative marque « le début d’une révolution culturelle mais aussi économique, avant d’être politique : le Soft Power ivoirien ».
Placée sous le haut patronage du vice-Premier ministre, Téné Birahima Ouattara, et sous la présidence du ministre Siandou Fofana, cette quatrième édition a consacré la gastronomie ivoirienne comme un patrimoine vivant à préserver et un produit touristique à part entière.
Pour concrétiser cette ambition, le ministre a annoncé trois chantiers majeurs : l’élaboration d’un almanach fondé sur des recherches anthropologiques consacrées à la cuisine ivoirienne, la mise au point du prototype d’un « Maquis gastronomique ivoirien » et l’engagement d’une démarche en vue de l’obtention d’une appellation d’origine contrôlée (AOC).
Il a également invité les jeunes à « se décomplexer et à s’investir dans les métiers de la cuisine », tout en les exhortant à utiliser les smartphones et les plateformes numériques pour faire connaître les mets traditionnels et contribuer à la transmission du patrimoine culinaire.
Le directeur général de l’Industrie touristique et hôtelière, Dr Fagama Klo, a souligné la nécessité de passer de l’art culinaire à la gastronomie, dans une perspective de reconnaissance et de préservation de l’identité nationale.
Il a annoncé la constitution d’un répertoire d’une cinquantaine de mets ivoiriens, dont 24 fiches techniques sont déjà finalisées. Six d’entre elles ont été présentées à Kong.
Le maire de Kong, Abdrahamane Berté, a salué un « insigne honneur » pour sa commune, soulignant que le festival constitue une occasion privilégiée de repositionner cette cité historique sur la carte touristique nationale.
Il a rappelé que la cuisine représente l’un des patrimoines les plus vivants et que sa sauvegarde relève d’un devoir de transmission.
La compétition culinaire organisée dans le cadre du festival était dotée d’une enveloppe globale de 10,5 millions de FCFA.
Les récompenses prévoyaient deux millions de FCFA pour le premier prix, un million pour le deuxième, 500 000 FCFA pour le troisième, et 100 000 FCFA pour chacun des concurrents classés de la quatrième à la treizième place, dans chacune des catégories.
Au terme des épreuves, Bouaké a remporté la première place dans la catégorie cuisine traditionnelle, devant Man et San Pedro. En cuisine moderne, Yamoussoukro s’est classée première, suivie de San Pedro et de Bouaké.
(AIP)
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