Niakara, 18 oct 2026 (AIP) – Entre 3 500 et 3 800 hectares de plantations forestières connaissent une évolution satisfaisante dans la forêt classée de Loho, dans la région du Hambol (Centre-nord ivoirien), grâce aux activités de la phase deux du Projet d’investissement forestier (PIF 2), a indiqué le chef de l’Unité de gestion forestière de la Société de développement des forêts (SODEFOR) de Katiola, le lieutenant Souaré Bakary.
Lors d’un entretien avec l’AIP, jeudi 16 octobre 2026, le responsable forestier a précisé que le projet, lancé en 2023, a permis de reboiser environ 500 hectares cette année-là, principalement avec du teck et du mélina. Ces plantations se développent bien et bénéficient de travaux d’entretien réguliers.
En 2025, environ 1 200 hectares supplémentaires ont été reboisés. Les parcelles concernées évoluent également de manière satisfaisante et font actuellement l’objet des entretiens de première année. En 2026, la SODEFOR a engagé la création de plantations intensives dans le cadre du même projet.
Selon le lieutenant Souaré Bakary, ces réalisations contribuent à restaurer progressivement le couvert forestier dégradé de la forêt classée de Loho, qui s’étend sur une superficie de 98 000 hectares.
Il a souligné que la mise en œuvre du projet repose également sur la participation des communautés riveraines, organisées en équipes de tâcherons ayant obtenu des contrats pour exécuter les travaux de reboisement. Des comités de surveillance et de lutte contre les incendies ont également été mis en place avec la participation des populations locales.
Le responsable forestier a ajouté que le projet comporte des activités génératrices de revenus au profit des communautés, notamment des associations de femmes et d’hommes, renforçant ainsi les retombées socioéconomiques des actions de restauration forestière.
Plusieurs villages riverains, dont Loho, Pétionara, Arikokaha, Angolokaha et Kiohan, dans le département de Niakara, bénéficient de ces interventions.
D’autres localités, notamment Hounandiékaha, situées à une certaine distance de la forêt, sont également prises en compte en raison des intérêts qu’elles y possèdent.
Le lieutenant Souaré Bakary s’est félicité de l’implication des populations dans la préservation des plantations et la surveillance de la forêt, estimant que cette mobilisation communautaire contribue au bon déroulement des activités du PIF.
(AIP)
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