Gagnoa, 21 juin 2024 (AIP)- L’atelier de lancement officiel jeudi 20 juin 2024 à Gagnoa, des activités de plaidoyer au niveau du district sanitaire de Gagnoa 1, du Groupe consultatif communautaire (GCC), un noyau consultatif qui ensemble va aider les bénéficiaires à trouver les solutions à l’issue des informations collectées, a été l’occasion du GCC de rappeler qu’elle vise un objectif de zéro infection au VIH à l’orée 2030.
« Avec 1,82 % de taux de prévalence en Côte d’Ivoire, notre pays fait partie des Etats où le VIH est encore dans ses mûrs », a déclaré à l’ouverture de l’atelier, le chef renforcement des capacités et plaidoyer au niveau du Réseau des organisations des populations clefs de Côte d’Ivoire (ROPC-CI), Sylvain Faithè. Sa structure organise l’atelier en partenariat avec l’Organisation pour le développement des activités des femmes (ODAFEM), l’appui financier de ONUSIDA et l’appui technique de ITPC- WA (partenaires technique).
Selon M. Faithè, les GCC auront pour objectif d’aider à résoudre les difficultés que rencontrent les populations clefs que sont les travailleurs du sexe, les usagers de drogue, les personnes transgenres, dans les centres de santé, dans la prise en charge du VIH, notamment, en s’assurant qu’il y a la disponibilité des intrants et que les services soient disponibles pour leur prise en charge.
Il a insisté qu’en termes de prévention, l’on doit s’assurer qu’il y a la disponibilité des intrants de prévention pour les traitements et travailler de sorte que tous les patients qui sont sous traitement aient une charge virale supprimée.
Surveiller l’environnement social qui tend à discriminer ces personnes, du fait de leurs orientations sexuelles ou pratiques sexuelles et statut sérologique, est l’autre point essentiel, a indiqué Sylvain Faithè. Il a fait observer que ces personnes étant « fortement discriminées, stigmatisées » dans la société, cela empêche ces derniers, de pouvoir véritablement être observants au traitement.
Pour palier à ces différents constat, a-t-il, dit, tous les partenaires se sont mis ensemble pour mettre en place une stratégie appelée la ‘Communauty led monotoring’ (CLM), qui est le suivi dirigé par la communauté ou l’on renforce le soutien au bénéficiaire de service, surtout dans la prise en charge du VIH. « Ces derniers assurent le lead dans la collecte des informations parce qu’il faut qu’on est les preuves pour avancer les arguments », a-t-il révélé.
« Une fois les informations collectées, il y aura l’analyse qui sera faite et on aura les évidences. C’est sur la base de ces évidences, qu’on va engager les plaidoyers auprès des décideurs, pour corriger tout ce qui est problèmes constatés dans leurs prises en charge », a poursuivi le chef de projet.
Lancée en phase pilote courant 2022, l’année 2023 a permis de collecter « véritablement » les informations dans les districts sanitaires.
L’atelier aura donc permis de présenter ces données et installer le GCC, pour lequel l’appui et le soutien des collectivités locales ont été recommandés pour son fonctionnement. La vision du GCC étant la pérennisation de toutes les activités et actions engagées, et cela même en cas de départ des partenaires internationaux, afin que l’objectif de zéro infection VIH au niveau de la Côte d’Ivoire, soit atteint d’ici 2030, a-t-il insisté.
Le GCC est un organe inclusif, composé des acteurs clefs de la société civile, et d’organisations dirigées par les communautés, des groupes cibles/bénéficiaires, des institutions gouvernementales, des partenaires techniques et financiers, des experts, et les collectivités locales.
Une trentaine de praticiens, spécialistes, bénéficiaires de services, ainsi que les collectivités locales, le tout sous la présidence du sous-préfet de Guibéroua, Stéphane Yapo, ont pris part à l’atelier.
(AIP)
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