Abidjan, 26 oct 2024 (AIP)- Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé a rassuré l’Union Africaine et l’ensemble des partenaires au développement, de l’engagement du gouvernement ivoirien à faire de la gouvernance des frontières, un axe essentiel de sa marche vers son émergence.
M. Vagondo qui s’exprimait vendredi 25 octobre 2024 à la cérémonie de clôture de Abidjan Border Forum (ABF) 2024 au Parc des Expositions à Abidjan, a assuré que l’engagement du gouvernement se mesure par le déploiement de tous les moyens nécessaires pour la mise en œuvre de la politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire.
« (…), afin que la gouvernance des frontières ivoiriennes contribue significativement à faire de nos espaces frontaliers et transfrontaliers des zones de sécurité, de cohabitation pacifique, de solidarité, de gestion durable des ressources naturelles partagées et de développement socio-économique, au bénéfice des populations ivoiriennes et des pays voisins qui y vivent », a-t-il indiqué.
Le ministre s’est félicité de l’engouement suscité par ce forum. « Ce qui traduit à n’en point douter, une évolution notable, d’une part, de la vision de la gouvernance des frontières par les décideurs publics et d’autre part, une meilleure compréhension et appropriation des problématiques de la gestion des frontières par les populations et les organisations de la société civile », a-t-il exprimé.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a félicité le secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) et son équipe, pour la réussite de ce forum ainsi que pour toutes les actions en faveur des zones frontalières ivoiriennes.
Le Commissaire général de ABF 2024, Konaté Diakalidia, par ailleurs secrétaire exécutif de la CNFCI a estimé que ces trois jours de réflexions viennent à nouveau renforcer la conviction de l’opportunité de ce cadre de rencontres des acteurs étatiques et non étatiques frontaliers africains et des partenaires au développement.
« Toutes ces interactions fructueuses observées nous réconfortent, qu’ensemble, les acteurs frontaliers africains, les chercheurs et tous les partenaires au développement sont en train de donner une nouvelle trajectoire à la problématique de la gouvernance des frontières en Afrique, afin qu’elle devienne un axe essentiel des politiques publiques africaines, notamment dans la gestion intégrée des ressources naturelles partagées », a-t-il assuré.
Selon lui, « ABF doit gagner en dimension et en notoriété et devenir une institution dans la stratégie globale des acteurs frontaliers africains en vue de faire de zones frontalières des espaces de sécurité, de paix, de développement et d’intégration des pays africains faisant ainsi des frontières des passerelles et non des barrières ».
Le président du comité scientifique, Ousmane Zina, a fait remarquer qu’au terme de ses assises, les participants ont décidé que ABF devient le rendez-vous des acteurs frontaliers africains, co-organisé par la Côte d’Ivoire et l’Union Africaine et se tient chaque deux ans à Abidjan, l’’adoption du concept opérationnel de « Frontières vertes africaines » pour une gestion durable des ressources naturelles partagées aux frontières africaines.
Enfin, la coopération transfrontalière constitue l’outil essentiel de gestion des problématiques frontalières, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources partagées aux frontières.
(AIP)
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