Bondoukou, 29 août 2025 (AIP) – La Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) a organisé lundi 25 août à Bondoukou un atelier visant à renforcer la lutte contre la criminalité transnationale et l’extrémisme violent, en consolidant les liens entre les populations locales et les forces de défense et de sécurité (FDS).
L’atelier, qui s’est tenu à l’hôtel Imane et a réuni 45 participants, incluait des autorités administratives, des responsables sécuritaires, des partenaires techniques et des représentants des communautés frontalières de Soko, Fadjidouho, Débango et Tagadi. L’initiative a été soutenue par la GIZ dans le cadre du projet M‑TOC.
Selon le coordonnateur technique de la CNFCI, Abdramane Coulibaly, « la sécurisation de nos frontières et la promotion de la cohésion sociale nécessitent la coopération de tous, institutions et communautés confondues ».
Pour Mme Sina Warncke, représentante de la GIZ, l’approche communautaire est essentielle pour réduire les effets du crime transfrontalier et renforcer la résilience locale. Le secrétaire général de la préfecture de Bondoukou, Constant Loan, a appelé à « s’impliquer activement pour formuler des recommandations concrètes et opérationnelles en faveur de la sécurité dans notre région ».
Dr Kouamé Sévérin a souligné que la vulnérabilité économique et le sentiment de marginalisation favorisent l’instabilité. « Impliquer les communautés et renforcer la collaboration avec les FDS est la clé pour réduire ces risques », a-t-il déclaré. Le commissaire divisionnaire major, préfet de police de Bondoukou, Bouadou Blaise Angbonon, a ajouté que « la sécurité repose sur la confiance mutuelle et la participation active des populations, pas seulement sur l’action des forces de sécurité ».
La CNFCI a insisté sur l’importance de pérenniser les acquis et de consolider les mécanismes de coopération pour renforcer la sécurité frontalière dans le district du Zanzan.
(AIP)
nmfa/haa

