Abidjan, 24 sept 2025 (AIP) – Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a présenté mercredi 24 septembre 2025 à Abidjan, les résultats et perspectives du secteur agricole ivoirien à la mission du Fonds monétaire international (FMI), en mission dans le cadre de la cinquième revue du Programme économique et financier 2023-2026.
En présence de la directrice de cabinet du ministre des Finances et du Budget, Mme Minafou Fanta Coulibaly-Koné, le ministre d’État a souligné les progrès substantiels enregistrés au cours de l’année 2024, ainsi que la poursuite des réformes visant à renforcer la compétitivité et la transformation des produits agricoles locaux.
Il a indiqué que la contribution du secteur agricole au Produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 15 % en 2024, contre 15,2 % en 2023, avec une prévision de 14,5 % pour 2025. Cette tendance devrait se stabiliser entre 2026 et 2028.
La production vivrière a connu une progression notable, atteignant 23,7 millions de tonnes en 2024, contre 22,4 millions de tonnes l’année précédente. Cette dynamique est soutenue par plusieurs programmes gouvernementaux, notamment ceux en faveur de la sécurité alimentaire et du développement des filières vivrières.
Pour 2025, des perspectives de croissance importantes sont attendues, portées notamment par l’extension des superficies cultivées et l’amélioration des rendements.
Le ministre d’État a également mis en avant les performances du secteur des cultures d’exportation.
La production de cacao a enregistré une hausse de 3,7 % entre 2023 et 2024. Celle du café a progressé de plus de 50 % sur la même période. En ce qui concerne la noix de cajou, les prévisions pour 2025 font état de 1,5 million de tonnes, contre une estimation initiale de 1,15 million.
La transformation locale de cette filière est en forte progression, avec 344 028 tonnes en 2024, contre 40 383 tonnes en 2016, et un objectif de 650 000 tonnes pour 2025.
La production nationale de caoutchouc devrait atteindre 2 millions de tonnes en 2025, contre 1,6 million en 2024, tandis que celle du palmier à huile est attendue à près de 500 000 tonnes.
En matière de transformation, le riz devrait atteindre un volume transformé de 1,9 million de tonnes en 2025, avec une ambition gouvernementale de porter le taux de transformation locale à 50 %, contre 36,5 % l’année précédente.
M.Adjoumani a rappelé que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le deuxième fournisseur mondial d’amandes de cajou et le troisième pays transformateur, avec l’ambition de devenir le premier. Concernant le cacao, l’objectif est d’atteindre 50 % de transformation locale d’ici 2030, contre 34 % en 2024.
Le chef de mission du FMI, Olaf Unteroberdoerster, s’est félicité de la qualité des échanges avec les autorités ivoiriennes et a salué les avancées notables dans la mise en œuvre du programme économique et financier du gouvernement.
Il a rappelé que le FMI soutient la Côte d’Ivoire à travers deux arrangements financiers, dans le cadre de ce programme entamé en 2023, et a reconnu les progrès significatifs réalisés en matière de stabilité macroéconomique et de transformation économique.
La mission du FMI séjourne en Côte d’Ivoire jusqu’au 30 septembre 2025.
(AIP)
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