Yamoussoukro, 31 août 2026 (AIP) – Le Comité national de la Zone de libre-échange continentale africaine (CN-ZLECAf) a organisé, lundi 31 août 2026 à Yamoussoukro, un atelier de sensibilisation et de formation des organisations de la société civile sur les dispositions, les enjeux et les outils opérationnels de l’accord, en vue de favoriser sa mise en œuvre effective en Côte d’Ivoire.
L’atelier vise également à recueillir les avis et propositions des acteurs de la société civile afin de contribuer à une meilleure appropriation et à une mise en œuvre réussie de l’Accord portant création de la ZLECAf.
Représentant la secrétaire exécutive du CN-ZLECAf, Mme Fatmata Fofana, la responsable de programme, Mme Bamba Mantieni, a expliqué que le choix de cibler la société civile répond à son rôle de relais auprès des populations.
« Les organisations de la société civile sont les porte-flambeaux de la population. Elles défendent leurs intérêts et leurs droits. Nous estimons donc qu’il est important de leur parler de cet accord », a-t-elle déclaré.
Selon Mme Bamba, l’Accord de la ZLECAf se veut inclusif et participatif, ce qui nécessite l’implication de toutes les composantes de la société dans sa mise en œuvre.
Elle a relevé que les échanges portent notamment sur les opportunités offertes par l’accord, mais également sur les défis susceptibles d’accompagner sa mise en œuvre.
« La question est de savoir comment la société civile peut nous aider à faire passer ce message et à faire en sorte que la Côte d’Ivoire ne soit pas perdante dans la mise en œuvre de cet accord », a-t-elle souligné.
Pour elle, l’enjeu est de permettre au secteur privé, aux populations et aux administrations ivoiriennes de tirer pleinement profit des opportunités offertes par le marché continental.
L’Accord portant création de la ZLECAf vise notamment à supprimer progressivement les droits de douane sur un certain nombre de produits afin de faciliter les échanges commerciaux entre les pays africains.
L’accord a été signé par 54 États et ratifié, à ce jour, par 50 États parties, selon Mme Bamba.
De son côté, la représentante du coordonnateur du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires pour une transformation structurelle de l’économie ivoirienne (PAASCAC-CI), Mme Julienne Eké, a expliqué que son programme contribue au financement de cette initiative, qui permet de vulgariser les informations relatives à l’Accord de la ZLECAf.
Cette initiative devrait contribuer à renforcer les capacités des organisations de la société civile afin qu’elles puissent mieux comprendre les mécanismes de la ZLECAf et jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations et des acteurs économiques.
(AIP)
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