Agnibilékrou, 8 juil 2026 (AIP)-Le préfet du département d’Agnibilékrou, Arnaud Mathieu Kouakou Kouadio, mardi 7 juillet 2026, a annoncé l’organisation prochaine d’une rencontre élargie avec l’ensemble des acteurs concernés afin de mettre un terme à l’implantation anarchique des fermes avicoles et des moulins dans les zones d’habitation, en raison des risques sanitaires, environnementaux et sociaux qu’elle engendre.
Cette annonce a été faite à l’occasion d’une conférence organisée dans le cadre de « Les mardis du préfet », la tribune hebdomadaire d’échanges réunissant les directeurs et chefs de service d’Agnibilékrou, autour du thème : « La problématique de l’installation des fermes avicoles et des moulins dans les zones d’habitation à Agnibilékrou : risques sanitaires, environnementaux et sociaux ».
Le préfet a précisé que cette initiative ne vise pas à freiner le développement de la filière avicole, reconnue pour sa contribution à l’économie nationale, mais à concilier son essor avec les exigences de la protection de l’environnement et du développement durable.
Animant la conférence, le directeur régional de l’Environnement et de la Transition écologique, Ako Benjamin Yapo, a alerté sur les conséquences d’une urbanisation mal maîtrisée et du non-respect des règles d’implantation de ces activités.
Face aux chefs de services, élus locaux, forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux responsables administratifs, il a expliqué que les émissions d’ammoniac, les poussières organiques et de farine, ainsi que la mauvaise gestion des fientes et autres déchets d’élevage, contribuent à la dégradation de la qualité de l’air, des sols et des ressources en eau.
M. Ako a également évoqué les risques de contamination des nappes phréatiques, la prolifération des insectes et autres vecteurs de maladies, ainsi que la dégradation du cadre de vie des populations riveraines.
Les intervenants ont enfin recommandé le respect des normes environnementales, une gestion rigoureuse des déchets, le renforcement de la biosécurité, un meilleur suivi vétérinaire des élevages et l’application stricte des textes réglementant l’implantation des fermes avicoles et des moulins.
Pour le directeur départemental de l’Urbanisme, Séka Lucien, la lutte contre ce phénomène passe d’abord par une vaste campagne de sensibilisation destinée à décourager les installations irrégulières, qu’il attribue en grande partie à l’incivisme de certains opérateurs.
(AIP)
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