Abidjan, 05 août 2026 (AIP) – Le réalisateur ivoirien O. Assi va lancer, le 17 août, le tournage de son nouveau long métrage La Télé du Directeur, un drame historique et social de 90 minutes dont la sortie en salles est prévue pour la fin de l’année 2026, a annoncé la production dans un communiqué transmis mercredi 5 août 2026 à l’AIP.
Produit par la société ivoirienne Incrust’, en coproduction avec Africa Worldwide et avec l’appui de Catalyse Limited, le film replonge le spectateur dans la Côte d’Ivoire des années 1980, à travers l’histoire de Joseph Adou, un instituteur nommé directeur d’une école d’excellence à Grand-Bassam.
Interprété par la légende de la musique ivoirienne Meiway, le personnage principal s’installe avec sa famille dans un quartier populaire où il possède un bien encore rare à l’époque : un téléviseur.

Son salon devient rapidement un lieu de rassemblement pour les habitants, tandis que l’enseignant tente d’introduire des méthodes pédagogiques innovantes dans son établissement. Cette volonté de modernisation contraste toutefois avec les tensions qui émergent au sein de son propre foyer, son épouse Hortense revendiquant davantage d’autonomie.
À travers cette intrigue, le réalisateur entend explorer les transformations sociales, éducatives et familiales de la Côte d’Ivoire des années 1980, en s’appuyant notamment sur le contexte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée en 1984 et sur l’essor de la télévision comme facteur de changement social.
Selon O. Assi, le film s’inspire d’un souvenir partagé par de nombreux Ivoiriens, celui des rassemblements autour du seul téléviseur du quartier. « Je voulais raconter ce moment précis où un objet change une communauté, et ce qu’il révèle de nous », explique le réalisateur cité dans le communiqué.
Outre Meiway, le casting réunit Alexandra Amon dans le rôle d’Hortense Adou, Ray Reboul, ainsi qu’une trentaine d’enfants et plusieurs comédiens incarnant enseignants, voisins, commerçants et parents d’élèves.
Le tournage se déroulera entre Abidjan et Grand-Bassam. Les décors et les costumes reconstitueront le quotidien des années 1980 afin de valoriser le patrimoine culturel ivoirien, notamment les émissions de télévision, la musique, les objets et les lieux emblématiques de cette période.
Le film ambitionne de transmettre aux jeunes générations une partie de la mémoire collective ivoirienne tout en s’adressant à un public africain et international.
(AIP)
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