Abidjan 31 juil 2026 (AIP) – Des agents de santé des localités d’Avagou et de Sassako (département de Jacqueville) ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge des infections respiratoires aiguës (IRA), à l’initiative de l’ONG Association Graine d’Ivoire et Santé (AGIS), dans le cadre du projet EQUI-RESP-AFRICA, rapporte une note d’information transmise, vendredi 31 juillet 2026 à l’AIP.
Organisée du 14 au 16 juillet 2026 sous l’égide de la Cellule de recherche en santé de la reproduction de Côte d’Ivoire (CRESAR-CI), qui pilote le projet dans le pays avec l’appui financier du National Institute for Health and Care Research (NIHR), cette mission visait à améliorer les connaissances des professionnels de santé tout en sensibilisant les populations aux mesures de prévention contre les infections respiratoires aiguës.
Les participants ont échangé sur les difficultés liées au diagnostic des infections respiratoires aiguës, notamment la distinction entre les infections des voies respiratoires supérieures, telles que le rhume, la sinusite et l’angine, et celles des voies respiratoires inférieures, notamment la pneumonie et la bronchite, qui nécessitent une prise en charge plus rapide et des examens complémentaires.
Les échanges ont également porté sur les obstacles à l’accès aux soins. Plusieurs mères de famille ont évoqué les difficultés financières, certaines croyances populaires ainsi que la qualité de l’accueil dans les centres de santé, autant de facteurs susceptibles de favoriser le recours à l’automédication.
La sage-femme et membre de l’ONG AGIS, Gisèle Bosson, a invité les agents de santé à renforcer la qualité de leur accueil afin de consolider la confiance entre les populations et les structures sanitaires.
« L’un de nos objectifs est de créer une synergie entre les populations et les agents de santé. Après Dieu, c’est vous, car vous réparez la vie là où Dieu la donne », a-t-elle déclaré, exhortant les soignants à faire preuve de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions.
Intervenant lors des échanges techniques, le médecin anthropologue, Dr Goueti Bi Irié Maxim, a insisté sur la nécessité d’une détection précoce des infections respiratoires chez les enfants, particulièrement vulnérables aux formes graves de la maladie.
Il a recommandé aux parents de consulter rapidement un établissement de santé dès l’apparition de signes d’alerte, notamment une fièvre persistante ou des difficultés respiratoires. Le spécialiste a également rappelé que des mesures simples, telles que le lavage régulier des mains, l’aération des habitations et la vaccination, demeurent les moyens les plus efficaces pour prévenir les infections respiratoires aiguës.
La mission a, par ailleurs, attiré l’attention sur les facteurs environnementaux favorisant ces pathologies, notamment la pollution de l’air à l’intérieur des habitations liée à la cuisson au bois dans des espaces peu ventilés ou aux activités de fumage de poisson, qui exposent particulièrement les nourrissons.
À l’issue de cette mission, des relais communautaires ont été formés afin de poursuivre les actions de sensibilisation auprès des populations et de promouvoir l’adoption de comportements favorables à la prévention des infections respiratoires aiguës dans les communautés.
(AIP)
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