Gagnoa, 28 août 2025 (AIP) – Le réseau des anciens présidents et leaders de jeunesse de Gagnoa a remis, mercredi 27 août 2025, des vivres et des produits non alimentaires aux détenus de la maison d’arrêt et de correction de Gagnoa, lors d’une brève cérémonie dans la cour de l’établissement.
Des vêtements, chaussures, savons, ainsi que du riz, de l’huile et des pâtes ont été remis par le président du réseau, Raphaël Kohi, en présence d’une dizaine de membres. « C’est le fruit d’un engagement pris lors de notre investiture », a expliqué M. Kohi, rappelant que le bureau s’était engagé à soutenir les pensionnaires de la prison.
« Il est important d’apporter le soutien du réseau aux pensionnaires », a déclaré Raphaël Kohi, assurant que cette action sera poursuivie. Selon lui, les personnes détenues devraient bénéficier de ce soutien pour se sentir en famille pendant leur incarcération et faciliter leur réinsertion à leur sortie.
« Que ceux qui peuvent le faire, n’hésitent pas. C’est important », a recommandé le président du réseau des anciens leaders de jeunesse de Gagnoa, qui a reçu les félicitations du chef d’établissement de la maison d’arrêt et de détention de Gagnoa, le commandant Bamba Gompout court.
L’officier des services pénitentiaires a révélé la joie du personnel de la prison, à recevoir des dons de particuliers ou d’associations, outre ceux émanant de la subvention de l’Etat. « Psychologiquement, cela ravi les pensionnaires, de savoir qu’un groupe de personnes a de l’extérieur leur fait un don », a-t-il dit.
Selon le commandant Bamba, lorsque le pensionnaire sent qu’il y a un soutien à l’extérieur, cela réjouit son cœur, il est calme et le travail du personnel est « facilité et paisible ». Il a justifié la rareté de telles actions, par la peur ressenti par nombre de gens, dès que le terme prison est évoqué, à fortiori, venir dans les locaux.
Rouverte le vendredi 28 septembre 2012, suite à sa réhabilitation par l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), la prison de Gagnoa avait été vandalisée, incendiée à plus de 70 %, le 30 mars 2011, par une foule de manifestants en colère, durant la crise pré électorale en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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