Zuénoula, 2 sept 2026 (AIP) – Les blessures émotionnelles liées notamment à la trahison, à l’abandon et à l’injustice peuvent affecter les réactions, les décisions et les relations des responsables chrétiens et, par conséquent, compromettre l’efficacité de leur ministère pastoral, a relevé le révérend Dr César N’Guessan, lors d’un séminaire à Zuénoula.
Intervenant vendredi 28 août 2026 à l’église Berakah de Zuénoula, dans le cadre de la deuxième journée d’un séminaire consacré à l’intelligence émotionnelle, le pasteur principal de l’église Apostolique de Bouaflé a exhorté les responsables chrétiens à identifier et à traiter leurs blessures intérieures afin de préserver la qualité de leur ministère.
Sur le thème « Les blessures émotionnelles qui freinent le ministère pastoral », le révérend Dr César N’Guessan a expliqué que certaines expériences douloureuses, lorsqu’elles restent enfouies, peuvent se manifester par des comportements ou des réactions inadaptés dans l’exercice des responsabilités pastorales.
Il a cité notamment la trahison, qui peut susciter la méfiance et fragiliser les relations, l’abandon, qui peut naître d’un sentiment de manque de reconnaissance des efforts consentis dans le ministère, et l’injustice subie, susceptible d’alimenter des réactions négatives.
Pour favoriser une prise de conscience, le conférencier a invité les pasteurs à examiner leurs réactions et leurs attitudes à la lumière des enseignements bibliques.
« Il faut arriver à un moment de sa vie, s’asseoir et réfléchir pour reconnaître en soi certaines réactions qui ne sont pas bibliques », a-t-il conseillé, estimant que cette démarche constitue une première étape vers la guérison intérieure.
Le révérend Dr César N’Guessan a notamment préconisé la prière, le recours aux Saintes Écritures et un accompagnement approprié. Il a également évoqué le génogramme pastoral, un outil permettant d’explorer l’histoire familiale et certains héritages susceptibles d’influencer les comportements.
Le directeur académique de l’Académie Biblique Berakah, le révérend Iré Bi Djè, a salué une formation « bénéfique pour l’ensemble des pasteurs de la ville », soulignant l’importance de maîtriser et de gérer les émotions pour préserver la paix au sein des communautés chrétiennes.
Initié par le révérend pasteur Albert Néné Bi Tra, fondateur et directeur de l’Académie Biblique Berakah, le séminaire, tenu les 27 et 28 août, a réuni une centaine de responsables chrétiens issus d’une cinquantaine de communautés religieuses de Zuénoula et de Gohitafla.
(AIP)
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