Sikensi, 17 juin 2024 (AIP) – Le porte-parole du collectif des délégués du personnel des usines de la société « Adam Afrique » de Sikensi, Alain Serebo, plaide pour la réouverture de l’huilerie de l’entreprise fermée depuis le 22 avril 2024 par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, du fait de la pollution des terres et des eaux des villages environnants.
M. Serebo a signalé samedi 15 juin 2024, à l’AIP les conditions de vie difficiles des travailleurs de l’entreprise mis en chômage technique depuis le 4 juin pour deux mois, suite à la décision de fermeture.
Déplorant que les travailleurs de l’usine ne percevront pas les salaires des mois de juin et juillet, Alain Serebo a plaidé auprès des autorités, notamment le ministre de l’Environnement, afin que l’entreprise puisse rouvrir le plus tôt possible.
Il a surtout expliqué que la société « Adam Afrique » a déjà construit un bassin de traitement des effluents de l’usine et a pris des dispositions pour la réalisation définitive d’une station de traitement des déchets liquides. Ce projet, a-t-il indiqué, a été présenté début juin lors d’une visite des agents du ministère de l’Environnement dans l’entreprise.
Fort de ce constat « rassurant », le porte-parole du personnel a sollicité la clémence du ministre de tutelle face à la « souffrance de près de 1 000 employés directs et indirects » touchés par la fermeture de l’usine.
« La société Adam Afrique est la plus grande pourvoyeuse d’emplois à Sikensi. Cette situation pénible que traverse près d’un millier de travailleurs, notamment les embauchés et les contractuels, va impacter tout le tissu économique du département de Sikensi », a regretté M. Serebo.
Une délégation du ministère de l’Environnement a dirigé une séance de travail le 04 juin 2024, au sein de l’entreprise, portant sur un plan de réouverture provisoire d’une durée de six mois de l’usine. Les participants ont analysé le plan de gestion des rejets liquides de la société devant aboutir à la mise en place d’une station de traitement des effluents liquides. Des constats ont été faits sur place notamment la dépollution effective des sites impactés par les déchets de l’usine.
Des responsables de la Société coopérative des planteurs de palmiers à huile de Sikensi (SOCOPALM SAT), avaient pour leur part animé une conférence de presse vendredi 14 juin à Sikensi pour solliciter l’intervention du chef de l’État, Alassane Ouattara, en vue de la réouverture en juin de l’huilerie de la société.
(AIP)
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