Abidjan, 3 nov 2026 (AIP)- Le gouvernement ivoirien a instauré des exonérations de droits de douane et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les équipements solaires afin de réduire leur coût et encourager l’autoproduction d’électricité, a annoncé le directeur de la maîtrise de l’énergie, Siriki Gnigbognima.
Il s’exprimait lundi 2 novembre 2026 à Kocam’bio, à Cocody-Abatta, lors d’un atelier de formation des journalistes sur l’efficacité énergétique, organisé par la fondation Akwaba green champions et le Réseau des journalistes pour l’accès à l’information publique de Côte d’Ivoire (REJAIPCI).
Selon M. Gnigbognima, ces mesures, introduites dans le cadre de l’annexe fiscale 2024, visent à alléger les charges des ménages et des entreprises souhaitant investir dans les installations solaires.
« Il y a eu une exonération totale des droits de douane et de la TVA. Les seuls droits qui restent, ce sont les taxes communautaires. Ça représente à peine 2 % », a-t-il précisé.
Le responsable a également indiqué qu’un texte réglementaire autorise désormais l’autoproduction d’électricité, dissipant ainsi les inquiétudes des consommateurs qui pensaient devoir être raccordés au réseau électrique pour installer des panneaux solaires.
Les formalités administratives ont également été simplifiées grâce à la plateforme du marché du commerce extérieur, qui permet aux usagers d’effectuer leurs demandes d’exonération.
Toutefois, Siriki Gnigbognima a souligné que les coûts du transport maritime restent une composante du prix des équipements sur laquelle le ministère ne dispose pas de marge d’intervention, ces charges relevant des armateurs et des autres opérateurs du secteur.
Abordant la question de la qualité des installations, il a relevé l’insuffisance de qualifications chez certains professionnels de la filière, notamment les installateurs et les fournisseurs d’équipements.
« Il y a un gros problème aussi, parce que vous avez beaucoup d’installateurs qui ne sont pas du domaine ou qui n’ont pas les qualifications requises », a-t-il déploré, mettant en garde contre les risques d’installations mal dimensionnées pouvant occasionner des pertes financières aux consommateurs.
Il a annoncé la délivrance progressive d’agréments aux professionnels remplissant les conditions requises, ainsi que la publication prochaine d’une liste des installateurs agréés, sur le modèle de celle des auditeurs énergétiques agréés.
À travers ces dispositions fiscales et réglementaires, le gouvernement entend réduire le coût des équipements solaires, améliorer l’encadrement des professionnels et favoriser les investissements des ménages et des entreprises dans l’autoproduction d’électricité.
(AIP)
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