Daloa, 03 nov 2026 (AIP) – L’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa organise du 2 au 4 décembre 2026 un Colloque international sur l’agroforesterie tropicale (CIAT), en vue de promouvoir des pratiques agricoles durables face aux défis du changement climatique.
L’annonce de cette rencontre scientifique internationale a été faite mardi 3 novembre 2026, au cours d’une conférence de presse tenue au sein de l’institution, par le vice-président chargé de la pédagogie et de la vie universitaire, Pr Soro Dogniméton et le directeur de l’UFR Agroforesterie, Pr Kouassi Kouassi Clément, président du comité d’organisation.
Placée sous le thème, « Agroforesterie et adaptation au changement climatique : synergie entre tradition et innovation », cette rencontre se présente comme une plateforme d’échanges, pour partager des connaissances scientifiques, des expériences de terrain et des savoirs traditionnels, en vue de contribuer à l’amélioration des systèmes de production agricole et forestière.
Selon le vice-président chargé de la pédagogie et de la vie universitaire, Pr Soro, l’UJLoG entend faire de ce colloque un cadre de rapprochement entre la recherche scientifique et les acteurs du monde agricole, afin de transformer les résultats des travaux sur l’agroforesterie en solutions concrètes pour le développement durable de l’agriculture.
Cette orientation s’inscrit dans la vocation de l’université, dont les domaines de spécialisation sont l’agroforesterie et les sciences de l’environnement et du paysage, a-t-il ajouté.
Ce CIAT sera à sa deuxième édition, après la première tenue du 13 au 15 décembre 2023 et jugée concluante par les organisateurs.
Elle réunira des chercheurs issus d’universités et de centres de recherche de Côte d’Ivoire et de plus d’une dizaine de pays, notamment les États-Unis, le Canada, la France, le Sénégal, le Cameroun et le Burkina Faso, ainsi que des acteurs du monde agricole.
Le programme prévoit, outre les communications scientifiques, trois panels thématiques. Le premier portera sur les stratégies, les défis et les opportunités de l’agroforesterie tropicale dans les pays en développement. Le deuxième sera consacré à la complémentarité entre les savoirs endogènes et les technologies modernes dans l’optimisation des pratiques agroforestières. Le troisième abordera les politiques publiques et les modèles économiques favorisant leur mise en œuvre.
Une table ronde est également prévue autour des engagements des partenaires techniques et financiers, des pouvoirs publics et du secteur privé pour la promotion de l’agroforesterie en Côte d’Ivoire.
« L’agroforesterie se trouve au croisement de plusieurs préoccupations qui concernent nos sociétés », a expliqué Pr Kouassi, citant notamment la production agricole et forestière, la conservation de la biodiversité, la gestion des sols et de l’eau, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations ».
(AIP)
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