Grand-Bassam, 6 oct 2026 (AIP) – Le Bureau national de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise, du lundi 5 au mardi 6 octobre 2026 à Grand-Bassam, un atelier national consacré au bilan de la mise en œuvre du programme d’appui médical et financier aux femmes et filles victimes de fistule obstétricale en Côte d’Ivoire.
Cette rencontre réunit les différentes parties prenantes en vue de dresser un bilan consolidé du programme, d’apprécier les résultats obtenus, d’identifier les difficultés et insuffisances, de capitaliser les bonnes pratiques et de dégager des perspectives pour la mobilisation de nouveaux financements et la pérennisation des acquis.
Durant les deux jours de travaux, les participants procèdent à une évaluation participative des interventions menées en faveur des femmes et filles victimes de fistule obstétricale, afin de formuler des recommandations destinées à renforcer et à pérenniser les actions de lutte contre cette pathologie en Côte d’Ivoire.
Le chef de cabinet et responsable du Bureau national CEDEAO Côte d’Ivoire, Dosso Sindou, a rappelé que la fistule obstétricale constitue un problème de santé publique et de droits humains, résultant généralement de complications liées à un accouchement difficile en l’absence d’une prise en charge obstétricale adéquate.
La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nasseneba Touré, a indiqué que 60 femmes ont bénéficié, en 2025, d’une prise en charge dans le cadre de ce programme en Côte d’Ivoire.
Pour le ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, la fistule obstétricale ne constitue pas seulement une complication médicale, mais porte également atteinte à la dignité des femmes qui en sont victimes et peut les exposer à l’isolement et à la précarité.
Il a appelé les partenaires à renforcer les actions de prévention, l’accès aux soins obstétricaux d’urgence, la sensibilisation des communautés, ainsi que la détection précoce et l’orientation des patientes.
M. Dosso a également insisté sur la nécessité d’améliorer le suivi postopératoire et psychosocial des patientes et de renforcer les mécanismes d’autonomisation économique des femmes prises en charge.
(AIP)
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