Abidjan, 27 nov 2025 (AIP) – Le Général bissau-guinéen Horta N’tam a été investi, jeudi 27 novembre 2025, président de la transition en Guinée-Bissau, au lendemain du coup d’État militaire ayant renversé le président Umaro Sissoco Embaló, au pouvoir depuis cinq ans.
« Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement », a déclaré le nouvel homme fort du pays, ancien proche du président déchu qu’il avait servi au sein de l’armée. Horta N’tam a affirmé que la transition placera en priorité « la lutte vigoureuse contre le trafic de drogue et la corruption » qui gangrènent l’État.
La prise de pouvoir intervient dans un contexte de forte tension politique. À la veille de l’investiture, les chefs des missions d’observation électorale (MOE) de l’Union africaine, de la CEDEAO et du Forum ouest-africain des Sages ont dénoncé « une tentative flagrante de perturber le processus démocratique et les acquis obtenus jusqu’à présent ».
Parallèlement, l’opposant Domingos Simões Pereira, dont la candidature à la présidentielle du 23 novembre avait été invalidée par la Cour suprême pour dépôt « hors délai », a été arrêté. Cette interpellation s’ajoute à celles du chef d’État-major général, le Général Biaguê Na Ntan, de son adjoint, le Général Mamadou Touré, ainsi que du ministre de l’Intérieur, Botché Candé.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé l’ensemble des acteurs à « faire preuve de retenue » et à « respecter l’État de droit », assurant que les Nations Unies « suivront de près » l’évolution de la situation.
Le scrutin présidentiel et législatif du 23 novembre, dont les résultats n’avaient pas encore été officiellement proclamés, avait déjà plongé le pays dans la confusion, Umaro Sissoco Embaló et son principal adversaire Fernando Dias revendiquant chacun la victoire parmi les douze candidats en lice.
(AIP)
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