Abidjan, 6 nov 2026 (AIP) – Le chef religieux kényan, Paul Mackenzie, a été condamné, vendredi 6 novembre 2026, à 200 ans de prison pour le meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants, dans l’affaire des décès survenus dans la forêt de Shakahola, dans le sud-est du Kenya.
La sentence a été prononcée par la Haute Cour de Mombasa, qui a également condamné ses 28 coaccusés à la réclusion à perpétuité, rapporte la même source.
Lors du prononcé du verdict, la juge a retenu plusieurs circonstances aggravantes, notamment la préméditation, la vulnérabilité des victimes, les actes de violence et de torture ainsi que la dissimulation des corps.
Le parquet avait requis la peine de mort contre Paul Mackenzie, qui dirigeait l’Église internationale de la Bonne nouvelle (Good News International). La magistrate a toutefois écarté cette sanction, estimant notamment qu’une exécution pourrait être considérée comme une forme de libération au regard des croyances religieuses défendues par le condamné.
Installé dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, sur la côte kényane, Paul Mackenzie prêchait un jeûne extrême à ses adeptes, présenté comme un moyen de rencontrer Jésus.
L’affaire avait éclaté en 2023, après la découverte de fosses communes dans cette forêt. Les opérations de recherche avaient permis de retrouver plus de 430 corps, révélant l’ampleur de cette tragédie liée aux pratiques de la communauté religieuse dirigée par le pasteur.
Au cours du procès, Paul Mackenzie avait sollicité la clémence de la justice par l’intermédiaire de son avocat, exprimant ses regrets pour les pertes humaines et matérielles. La demande a été rejetée par la magistrate.
À l’issue du verdict, son avocat, Me Obonyo, a annoncé son intention de faire appel de la condamnation.
Cette affaire a relancé au Kenya le débat sur l’encadrement des organisations religieuses et les mécanismes de protection des personnes vulnérables contre les dérives sectaires.
(AIP)
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