Abidjan, 27 juil 2026 (AIP) – Les autorités iraniennes ont convoqué l’ambassadeur de France à Téhéran, Pierre Cochard, dimanche 26 juillet 2026, pour protester contre ce qu’elles qualifient d’« ingérences » de Paris dans les affaires intérieures de l’Iran, quelques jours après l’interpellation de deux diplomates français dans la capitale iranienne.
Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baqhaï, la France mènerait des actions « sous des appellations fallacieuses comme la promotion des droits de l’homme ou la défense de la société civile ». Téhéran estime que Paris doit présenter des excuses pour ces activités, qu’il considère comme des actes d’ingérence.
Cette convocation intervient après l’interpellation, le 19 juillet, de deux diplomates français en poste à Téhéran. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que les deux agents avaient été « détenus sans raison pendant plusieurs heures, interrogés et, pour l’un d’eux, molesté », qualifiant l’incident d’« action d’intimidation extrêmement grave », a rapporté le site franceinfo.fr, lundi.
Selon le chef de la diplomatie française, les deux diplomates participaient à des programmes de soutien à la société civile iranienne, notamment en faveur des artistes, des scientifiques et des étudiants souhaitant poursuivre des échanges avec la France ou bénéficier des services proposés par l’ambassade, dont les cours de français.
À la suite de cet incident, le chargé d’affaires iranien à Paris avait été convoqué au ministère français des Affaires étrangères, où la France avait exprimé sa « condamnation la plus ferme » de cette interpellation, qualifiée d’« agression préméditée et délibérée ».
Les deux diplomates ont quitté l’Iran le 20 juillet et poursuivront désormais leurs fonctions depuis Paris. Selon Jean-Noël Barrot, ils demeurent « sous le choc » après avoir été retenus pendant plusieurs heures sans pouvoir communiquer avec leur ambassade.
De leur côté, les autorités iraniennes contestent la version française. Elles soutiennent que les deux diplomates n’ont été que brièvement interrogés par les services de sécurité après avoir participé à une réunion avec des personnes recherchées par les autorités, et nient toute agression physique.
(AIP)
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