Abidjan, 22 juil 2026 (AIP) – Le parquet général près la Cour d’appel de Bamako a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre cinq des six personnes poursuivies dans l’affaire de la présumée tentative de complot contre le gouvernement malien, au cours d’un procès qui se poursuit mardi 22 juillet 2026 devant la juridiction.
Selon les réquisitions du ministère public, cette peine concerne notamment l’ancien directeur général de la Sécurité d’État, le colonel-major Kassoum Goïta, ainsi que l’ancien secrétaire général de la Présidence, Kalilou Doumbia, et trois autres coaccusés. En revanche, le procureur a demandé l’acquittement du commissaire de police Moustapha Diakité.
Le ministère public estime que les éléments du dossier démontrent l’existence d’une entente visant à porter atteinte aux institutions de l’État et considère que la responsabilité des principaux accusés est établie.
Les avocats de la défense ont, pour leur part, rejeté ces conclusions et plaidé la relaxe de leurs clients. Ils dénoncent de nombreuses irrégularités dans la procédure, notamment les conditions de leur arrestation et les allégations de tortures formulées par plusieurs accusés pendant leur détention.
La défense soutient également qu’aucune preuve matérielle ne permet d’établir la culpabilité des personnes poursuivies et remet en cause la crédibilité du principal témoin à charge, dont les déclarations constitueraient l’essentiel de l’accusation.
Cette affaire remonte aux événements survenus après la transition politique de 2021 au Mali. Les accusés, détenus depuis près de cinq ans, sont poursuivis pour des faits liés à une supposée tentative de complot contre les autorités de transition.
Les plaidoiries de la défense se poursuivent devant la Cour d’appel de Bamako, avant la mise en délibéré du dossier.
(AIP)
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