Abidjan, 27 juin 2026 (AIP) – La coordonnatrice générale des Journées féminines de l’évaluation (JFEVAL), Isabelle Koné, a procédé vendredi 26 juin 2026, à Abidjan, au lancement de la deuxième édition de cette initiative du Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion et suivi-évaluation (RIFEVAL), placée sous le thème, « L’évaluation au service du leadership féminin, de l’entrepreneuriat et du développement durable ».
Prévue du 26 juin au 1er octobre, cette édition ambitionne de rapprocher davantage la culture de l’évaluation des communautés en étendant ses activités à cinq nouvelles zones du pays, avec en ligne de mire une couverture des 31 régions et districts autonomes de Côte d’Ivoire à l’horizon 2029.
Présentant le RIFEVAL, Mme Koné a indiqué que cette organisation nationale œuvre à la promotion de l’expertise féminine en gestion, suivi-évaluation et planification, au renforcement des capacités des femmes et des jeunes filles, ainsi qu’à la promotion de l’évaluation comme levier de bonne gouvernance, de développement durable et de transformation sociale.
« Pour nous, l’évaluation ne doit pas être réservée aux spécialistes. Elle doit devenir un outil accessible à toutes les femmes afin qu’elles puissent mesurer leurs résultats, améliorer leurs initiatives et renforcer leur impact », a-t-elle déclaré.
Revenant sur la première édition organisée en 2025, la coordonnatrice générale a relevé que cette phase pilote a permis de mesurer l’intérêt croissant des jeunes filles et des femmes pour les métiers du suivi-évaluation et de la gestion de projets, tout en mettant en évidence la nécessité d’un accompagnement de proximité.
Pour cette deuxième édition, les JFEVAL seront déployées dans les régions du Bounkani, du Bafing, du Moronou, du Bélier ainsi que dans le district autonome de Yamoussoukro. Le programme comprend une campagne nationale de sensibilisation, la formation des formateurs, des ateliers régionaux, des séances de mentorat ainsi que la présélection et la sélection des participantes.
Le dispositif prévoit une première session destinée à former 20 formateurs, composés d’experts en suivi-évaluation et de représentants des régions appelés à servir de points focaux. Ces derniers seront ensuite déployés dans les cinq régions retenues pour encadrer les participantes.
À l’issue de la campagne de mobilisation, 25 candidates seront sélectionnées dans chaque région pour bénéficier d’une formation en gestion de projets, suivi-évaluation et utilisation des données dans la prise de décision. Trois lauréates seront ensuite retenues par région et bénéficieront d’un accompagnement renforcé avant la cérémonie de clôture.
Mme Koné a précisé que les inscriptions sont gratuites et ouvertes prioritairement aux jeunes filles, sans exclure les jeunes hommes, l’objectif étant de constituer une communauté nationale de jeunes évaluateurs appelée à poursuivre son renforcement de capacités au-delà des JFEVAL. Elle a également indiqué que chacune des activités programmées dispose d’un budget spécifique, tout en soulignant que le RIFEVAL poursuit ses démarches auprès des partenaires afin de consolider le financement de cette édition.
La coordonnatrice générale a, en outre, insisté sur le rôle déterminant des conseils régionaux, désormais associés à la mise en œuvre des JFEVAL. Selon elle, leur implication favorisera la mobilisation des acteurs locaux, l’organisation technique des activités, l’accompagnement institutionnel des participantes ainsi que l’intégration des projets portés par les lauréates dans les priorités de développement des collectivités territoriales.
« Au JFEVAL, nous ne demandons pas aux femmes de s’adapter à l’évaluation. Nous adaptons l’évaluation aux réalités des femmes », a affirmé Mme Koné, soulignant que l’initiative s’adresse aussi bien aux élèves, étudiantes, entrepreneures, agricultrices, artisanes qu’aux responsables d’organisations communautaires.
Elle a enfin appelé les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les collectivités territoriales à accompagner cette initiative. « Soutenir les JFEVAL, c’est investir dans les femmes, les jeunes, les communautés et dans une nouvelle génération de leaders capables de transformer durablement les territoires », a conclu Isabelle Koné.
(AIP)
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