Abidjan, 12 oct 2024 (AIP)-La Confédération des organisations de victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire (COVICI) a plaidé pour la réparation des droits de guerre, lors du lancement du projet de renforcement de la cohésion sociale par la prise en charge psychosociale des victimes vulnérables liées aux conflits, jeudi 10 octobre 2024 à Cocody-Abidjan.
Le Président du conseil d’administration (PCA) de la COVICI, Kanté Lacina a expliqué que les enjeux de la réparation des victimes en Côte d’Ivoire, à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, sont d’une importance capitale pour l’avenir du pays.
Pour lui, la manière dont ces enjeux seront abordés influencera non seulement le climat électoral, mais aussi la trajectoire de la réconciliation nationale, et de ce fait, une attention particulière portée aux victimes pourrait transformer la douleur du passé en une opportunité de renouveau pour la nation ivoirienne.
M. Kanté a indiqué que la COVICI s’est engagée à porter la voix des victimes et à défendre leur droit à la justice et à la réparation, avec des actions de plaidoirie envers les autorités compétentes.
« À travers la mise en œuvre de projets et le suivi du processus de réparation, elle s’efforce d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés quotidiennes rencontrées par les victimes. Nous plaidons ainsi pour que ces derniers assument leurs devoirs régaliens envers cette population rendue vulnérable par les conséquences de la guerre », a-t-il souhaité.
Il a également ajouté que la COVICI poursuivra son engagement envers les victimes, en les accompagnant et en les sensibilisant à la non-violence, en attendant que son plaidoyer auprès du gouvernement porte ses fruits.
Le projet de renforcement de la cohésion sociale par la prise en charge psychosociale des victimes vulnérables, y compris les cas de violences sexuelles liées aux conflits vise à offrir aux victimes, aux groupes marginalisés et aux communautés touchées par des conflits les moyens d’accéder à la responsabilité, à la justice, à la réparation, à la réconciliation et à une paix durable.
D’une durée de 17 mois, le projet se déroulera à Abidjan, Bouaké, Daloa, Korhogo et San Pedro.
(AIP)
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