Abidjan, 08 juil 2026 (AIP) – La direction de la faune et des ressources cynégétiques (DFRC) a lancé une campagne de mobilisation des populations des départements de Fresco et de Sassandra en faveur de la protection des espèces marines et de la préservation des habitats côtiers, dans le cadre du projet « Protection des espèces marines du littoral Fresco-Sassandra par la sécurisation des habitats contre les plastiques », avec l’appui financier de l’ONG Born Free USA.
Les activités de lancement se sont déroulées les 30 juin et 1er juillet 2026 dans les préfectures de Sassandra et de Fresco, sous la présidence de la secrétaire générale de la préfecture de Sassandra, Djé Séraphine épouse Soro, et du préfet de Fresco, Traoré Amadou, en présence des services techniques de l’État, des collectivités locales, des chefs traditionnels et des représentants des villages riverains.
Les rencontres ont permis de présenter les principales actions du projet, notamment les campagnes de sensibilisation, les opérations de collecte des déchets plastiques sur les plages de ponte des tortues marines ainsi que les initiatives de protection des habitats des lamantins et autres espèces marines menacées.
Les autorités administratives ont appelé les communautés à s’impliquer davantage dans la conservation de la biodiversité marine, en insistant sur le respect de la réglementation relative à la protection des tortues marines, des lamantins et des dauphins à bosse. Elles ont également encouragé la lutte contre le braconnage et les captures accidentelles, afin de faire du patrimoine faunique du littoral un véritable levier de développement à travers l’écotourisme.
La phase opérationnelle du projet a débuté le 2 juillet avec des missions de sensibilisation dans les villages de Jérusalem, Fresco Plage, V1 et Sinikosso. Les équipes de la DFRC, accompagnées des services des Eaux et Forêts et du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), ont échangé avec les pêcheurs et les populations riveraines sur les bonnes pratiques de conservation.
Conduite par le capitaine Kouman David, la mission a privilégié une approche participative. « Notre richesse est vivante, pas morte », a-t-il déclaré, expliquant qu’une tortue marine qui revient pondre chaque année représente une ressource durable pouvant générer des revenus grâce au tourisme, contrairement aux bénéfices ponctuels d’une capture.
Les populations ont été sensibilisées à l’interdiction de capturer, consommer ou commercialiser les espèces protégées, ainsi qu’à la nécessité de relâcher les animaux capturés accidentellement dans les filets de pêche. Elles ont également été alertées sur les effets de la pollution plastique et des filets abandonnés sur les écosystèmes marins.
Pour renforcer l’appropriation des messages, les séances ont été conduites dans les langues locales, notamment auprès des communautés de pêcheurs d’origine ghanéenne installées dans la zone. Le projet prévoit également la mise en place de comités d’éco-gardes volontaires et l’organisation régulière d’opérations de nettoyage des plages.
(AIP)
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