Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – La Direction générale de l’énergie (DGE) a engagé, jeudi 24 septembre 2026 à Grand-Bassam, une réflexion en vue de la mise en place d’une chaîne de financement dédiée à l’audit énergétique, à la rénovation et à l’exploitation durable des bâtiments publics.
Cette réflexion se déroule dans le cadre d’un atelier organisé les 24 et 25 septembre 2026, réunissant les administrations concernées, les partenaires techniques et financiers ainsi que les établissements bancaires.
Selon les données récentes, les bâtiments publics ivoiriens ont consommé 532 GWh d’électricité en 2025, pour une facture avoisinant 57 milliards de francs CFA, représentant ainsi une charge énergétique importante pour l’État.
Ouvrant les travaux, le directeur général de l’Énergie, Ehouman Narcisse a relevé que la maîtrise de la consommation énergétique devrait contribuer à améliorer le confort des usagers, à préserver le patrimoine immobilier public et à renforcer le respect des engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.
M.Ehouman a rappelé le cadre réglementaire en vigueur, notamment l’arrêté interministériel du 23 avril 2024 relatif à l’audit énergétique obligatoire et périodique. La mise en œuvre de ce dispositif a permis de recenser 79 bâtiments publics particulièrement énergivores, appelés à faire l’objet d’un audit, puis d’une rénovation.
L’atelier vise ainsi à fédérer la DGE, les ministères en charge du Plan, du Budget et de la Construction, la Société nationale de gestion du patrimoine immobilier de l’État (SONAPIE), l’Agence comptable centrale du Trésor, les bailleurs de fonds et les établissements financiers autour de la construction d’une « chaîne de financement cohérente ».
La DGE a présenté une fiche de projet élaborée dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Elle porte notamment sur la réalisation d’audits énergétiques complémentaires, la rénovation de bâtiments prioritaires ainsi que la mise en place d’un dispositif pérenne de maintenance.
Le directeur général de l’Énergie a invité les participants à se prononcer de manière « la plus concrète possible » sur les dépenses éligibles au financement, les instruments financiers mobilisables, les enveloppes envisageables, la contrepartie nationale, les garanties requises, les critères de bancabilité et les délais d’instruction.
La deuxième journée des travaux sera consacrée au partage d’expériences de l’Agence comptable centrale du Trésor, notamment à travers le cas de l’immeuble SOGEFIHA.

Les travaux devraient aboutir à l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle précisant, pour chaque recommandation, l’action à mener, le responsable, les partenaires impliqués et la source de financement.
M.Ehouman a, en conséquence, exhorté les participants à formuler des propositions « réalistes, directement applicables », conformes aux procédures nationales et aux exigences des bailleurs de fonds.
Auparavant, le directeur de la Maîtrise de l’Énergie, Siriki Gnigbognima, avait salué l’appui apporté par le Fonds national de maîtrise de l’énergie (FONAME) à cette démarche.
(AIP)
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