Bouna, 14 oct 2026 (AIP)–La mosquée de style soudanais de Bouna, située au quartier Limamso et datant du 18è siècle, constitue un symbole majeur de la mémoire historique et de l’identité culturelle des populations du Bounkani, à travers la richesse de son architecture et les savoir-faire traditionnels qu’elle perpétue.
A l’ouverture du cours technique consacré à l’architecture de terre, lundi 12 octobre 2026 à Bouna, la directrice des Normes et du Contentieux de l’Office ivoirien du patrimoine culturel (OIPC), Dr Mousso Assalé Véronique, a souligné que cet édifice historique témoigne, à travers ses matériaux, ses formes et ses techniques de construction, d’une histoire marquée par les rencontres, les échanges, les circulations culturelles et la transmission des connaissances entre les peuples d’Afrique de l’Ouest.
Elle a précisé que cette construction en terre illustre l’ingéniosité des bâtisseurs traditionnels, capables de concevoir des édifices adaptés à leur environnement en valorisant les ressources locales et des techniques éprouvées au fil des générations. Cette architecture traduit ainsi une intelligence constructive profondément enracinée dans les territoires et témoigne de la maîtrise technique des communautés qui l’ont façonnée.

Au-delà de sa valeur architecturale, la mosquée porte la mémoire des communautés, la continuité des pratiques culturelles et la richesse d’un patrimoine vivant. Sa conservation apparaît dès lors comme un enjeu collectif, tant pour la sauvegarde des savoir-faire ancestraux que pour la transmission de cet héritage historique et culturel aux générations futures.
« Préserver la Mosquée de style soudanais de Bouna, c’est donc préserver un monument, mais c’est également protéger une mémoire, des savoir-faire, une identité et une part de notre histoire commune », a indiqué Dr Mousso Assalé Véronique.
(AIP)
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