Ouangolodougou, 20 juin 2026 (AIP) – La plateforme satellite de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) du village de Nambingué, dans la sous-préfecture de Ouangolodougou, a été officiellement installée le mercredi 17 juin 2026, en vue de renforcer la prise en charge et la prévention des cas de violences dans cette zone frontalière du nord ivoirien.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de lutte contre les VBG dans les régions du Bounkani et du Tchologo, marquées par la persistance de normes sociales inégalitaires, mais également par les effets indirects de la situation sécuritaire dans les pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Mali, ayant entraîné un afflux de populations déplacées et de demandeurs d’asile.
La plateforme a été mise en place par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, à travers le Programme national de lutte contre les VBG (PNLVBG), avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
Elle vise à rapprocher les services de protection des populations et à améliorer la détection ainsi que la prise en charge des survivantes de violences.
Selon la directrice régionale du ministère en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Kouamé Yolande, cette extension répond à une nécessité de proximité, malgré l’existence d’une plateforme principale à Ouangolodougou.
Elle a expliqué que la présence de populations venues des pays voisins rendait indispensable le déploiement de structures supplémentaires afin de mieux capter et traiter les cas de violences touchant les femmes et les filles, tout en appelant les acteurs à bannir les règlements à l’amiable, souvent préjudiciables aux victimes.
« Les arrangements à l’amiable doivent cesser, car ils détruisent les enfants et les femmes », a-t-elle insisté, exhortant les membres de la plateforme à assumer pleinement leurs responsabilités.
Pour le représentant du PNLVBG, M. Idrissa Kamara, cette nouvelle structure constitue une réponse opérationnelle face à la recrudescence des cas de VBG dans un contexte frontalier fragile, tout en renforçant le dispositif de protection communautaire.
De son côté, le sous-préfet de Ouangolodougou, M. Sahi Bi Gozié Williams, représentant le préfet du département, a appelé l’ensemble des communautés à s’impliquer activement dans la lutte contre les VBG, soulignant que son efficacité dépendra de la mobilisation collective.
« Cette bataille sera gagnée avec la contribution de tous », a-t-il déclaré, invitant les populations à une synergie d’actions pour assurer le succès du dispositif.
(AIP)
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