Invité du Forum de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), cadre d’échanges consacré aux questions d’actualité, mardi 7 juillet 2026 à Abidjan Plateau, Maître Loukou a estimé que l’inclusion ne peut être pleinement effective sans une représentation des personnes concernées au sein des instances de décision.
« Nous souhaitons qu’il y ait des représentations de cadres vivant avec handicap dans certains ministères techniques. Au niveau de la Fonction publique, il devrait y avoir un conseiller technique chargé des questions du handicap afin de suivre les mesures d’accompagnement des travailleurs vivant avec handicap », a-t-il déclaré.
Selon lui, la présence de conseillers techniques spécialisés contribuerait à une meilleure application des textes en vigueur, à une prise en charge plus diligente des préoccupations des agents publics vivant avec handicap et à la reconnaissance effective des droits qui leur sont garantis.
Le président de l’APCI a, par ailleurs, salué les avancées enregistrées en matière d’inclusion, notamment le recrutement dérogatoire dans la Fonction publique, qui offre chaque année à plusieurs centaines de diplômés vivant avec handicap l’opportunité d’intégrer l’administration.
« Aujourd’hui, nous pouvons nous satisfaire de cette évolution. Il fut un temps où les personnes handicapées devaient manifester pour revendiquer leur accès à la Fonction publique. Désormais, le recrutement dérogatoire est une réalité », s’est-il réjoui.
Tout en saluant ces acquis, Me Loukou a estimé que ce mécanisme devrait être accompagné de mesures de soutien adaptées, notamment la prise en charge des frais de transport, l’aménagement des postes de travail et le renouvellement des équipements de mobilité, tels que les fauteuils roulants, les béquilles ou les cannes.
Évoquant l’insertion professionnelle dans le secteur privé, il a regretté que les dispositions prévues en faveur des personnes vivant avec handicap ne soient pas encore pleinement appliquées, appelant les pouvoirs publics à accélérer leur mise en œuvre.
Le président de l’APCI a enfin insisté sur la nécessité d’associer systématiquement les personnes vivant avec handicap aux processus de décision dans des secteurs tels que l’urbanisme, les infrastructures, l’éducation, la santé et les finances.
« Nous demandons à être des acteurs là où les décisions sont prises afin d’apporter notre expertise et de contribuer à une meilleure prise en compte des réalités du handicap », a-t-il souligné.
(AIP)
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