Bondoukou, 15 août 2026 (AIP) – La 13e édition du Festival du Zanzan s’est ouverte, vendredi 14 août 2026, au stade du CAFOP de Bondoukou, après plusieurs années de suspension, avec l’ambition de promouvoir le patrimoine culturel du district du Zanzan, de renforcer la cohésion sociale et de stimuler l’attractivité touristique et économique de la région.
Organisée du 13 au 15 août, cette édition est placée sous le thème « La culture en héritage, l’unité en partage ». Elle réunit des populations venues de plusieurs localités du Zanzan autour de danses, de musiques, de costumes traditionnels, de l’artisanat et de la gastronomie.
Le haut patron de la cérémonie d’ouverture, Kobenan Kouassi Adjoumani, a salué la forte mobilisation des populations qui traduit leur attachement à leur patrimoine et leur volonté de préserver les liens entre les communautés.
« Nous devons être ensemble. Lorsqu’on est ensemble, nous sommes forts », a-t-il lancé, appelant les cadres et élus du Zanzan à unir leurs efforts en faveur du développement de la région.
Egalement président du Conseil régional du Gontougo, il a annoncé le quadruplement du budget du festival dès la prochaine édition, afin d’accroître son rayonnement au-delà du district. Il a également indiqué que la prochaine édition pourrait se tenir en mai, notamment pour favoriser la participation des élèves et étudiants.
Représentant le maire de Bondoukou, Anzoumana Ouattara, la maire adjointe, Anzoua Rosalie, a salué une manifestation qui célèbre le brassage culturel d’une région caractérisée par la diversité de ses communautés. Elle a estimé que le festival contribue à faire du vivre-ensemble un levier de cohésion et de fraternité.
Pour le président du comité d’organisation, Didier Yeboua, le Festival du Zanzan constitue un espace de retrouvailles, de transmission intergénérationnelle et de valorisation des langues, danses, chants, contes, savoir-faire artisanaux et gastronomie.
« La culture ne doit pas être un facteur de séparation, mais plutôt un formidable instrument de rapprochement entre les peuples, les générations et les communautés », a-t-il déclaré.
Il a également mis en avant le potentiel économique du patrimoine culturel, notamment dans l’artisanat, la musique et la gastronomie, susceptibles de favoriser l’emploi, l’entrepreneuriat et le tourisme.
La cérémonie a été marquée par des prestations de groupes traditionnels venus notamment du Zanzan, du Gontougo et du Bounkani, qui ont suscité l’enthousiasme du public.
Selon le vice-président du Conseil régional du Gontougo, le sénateur Kossonou Kouassi Ignace, cette édition marque la renaissance d’un festival porté par la résilience des populations et la volonté de lui redonner sa place dans l’animation culturelle régionale.
(AIP)
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