Abidjan, 05 août 2026 (AIP)-Le gouvernement ivoirien poursuit la modernisation de son système de santé à travers une série de réformes institutionnelles destinées à renforcer la gouvernance hospitalière, à améliorer l’offre de soins et à accroître la capacité de réponse du pays face aux crises sanitaires, a annoncé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Il a fait cette déclaration, à l’issue du conseil des ministres tenu mercredi 05 août 2026.
Selon le porte-parole du gouvernement, dans la continuité des réformes engagées dans le secteur de la santé, un décret modifie et réorganise la gouvernance d’un établissement hospitalier afin d’améliorer davantage la mise en œuvre des activités de prévention ainsi que la prise en charge des patients.
Ce texte introduit plusieurs innovations, notamment l’élargissement des missions du centre créé en 2002, avec le renforcement du paquet de services de soins, en particulier au profit des enfants dont l’état de santé nécessite une hémodialyse en vue d’une transplantation rénale.
Par ailleurs, le conseil des ministres a adopté un décret portant création d’un établissement public national à caractère administratif dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques.
Cette réforme consacre la transformation du Fonds national de lutte contre le sida en une structure dotée de compétences élargies afin de renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.
M. Coulibaly a expliqué que cette nouvelle structuration permettra de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’allocation des ressources et d’améliorer la gouvernance du Fonds.
Elle vise également à étendre son champ d’intervention à d’autres programmes prioritaires, notamment ceux consacrés à la lutte contre la tuberculose, le cancer, les questions de nutrition, ainsi qu’à la santé maternelle et infantile.
Le porte-parole du gouvernement a souligné que cette réforme donnera au pays les moyens de répondre avec davantage d’efficacité et de sérénité aux éventuelles urgences épidémiques, tout en consolidant les acquis de la politique nationale de santé publique.
(AIP)
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